Voyage en Bolivie, entre tradition et modernité

L’Amérique du Sud. Voilà une région du monde que nous ne connaissions pas et qui mérite d’être découverte. Mais pourquoi un voyage en Bolivie ? La raison de ce choix réside dans le fait qu’un couple d’amis vit en expat’ depuis un an à La Paz. C’était donc l’occasion de faire d’une pierre deux coups, en leur rendant visite et en partant explorer cette région.

La décision a été prise un peu tard (au mois de juin) pour le mois de septembre. Etant donné qu’on se trouve dans l’hémisphère sud, cela correspond à la fin de l’hiver. En regardant les billets d’avion, on a la confirmation que ce n’est pas la porte à côté. Au plus « rapide », il faut compter 24h de vol à l’aller, et 27h au retour, au départ de Marseille.

Mais qu’à cela ne tienne, l’Amérique du Sud nous tend les bras. Et puisque le trajet monopolise beaucoup de temps, autant optimiser le déplacement. Pour cela, nous avons fait le choix de visiter deux pays : la Bolivie et le Pérou.

Cependant, ces deux pays étant très riches, nous avons préféré partager le récit de notre voyage. Aussi, dans un premier temps, nous allons vous présenter notre périple en Bolivie, avant d’enchaîner sur le Pérou.

Avant de partir

Avant de commencer à évoquer votre arrivée en Bolivie, il faut parler de votre départ. Si, comme dans notre cas, vous avez une correspondance par Miami, il est très important de remplir l’ESTA. Il s’agit d’une demande d’autorisation de voyage aux Etats-Unis. Même si vous n’y faites qu’une escale et que vous ne sortez pas de l’aéroport, cette formalité est obligatoire.

Globalement, cela vous prendra un peu moins de 10 minutes à remplir, pour un coût de 14$. Vous pouvez retrouver cette déclaration en cliquant sur le lien suivant : accès à l’ESTA.

Attention, nous vous fournissons ici le lien officiel gouvernemental. Mais il existe de nombreux sites (commerciaux) qui proposent de remplir la même déclaration, mais pour un coût beaucoup plus important. Cela peut aller jusqu’à 60$ pour le même formulaire.

Une fois que vous avez soumis cette déclaration, il faut attendre environ trois jours pour recevoir votre validation. En revanche, vous ne recevez pas de mail vous confirmant la bonne réception de l’ESTA. Il vous faudra aller vérifier directement sur le site, avec votre numéro de dossier.

Un petit conseil, une fois que vous possédez votre déclaration, imprimez-la ou enregistrez-la sur votre smartphone. Ça serait dommage de se faire refouler aux douanes américaines pour une simple autorisation.

Une fois cette formalité effectuée, vous êtes prêts à vous envoler vers la Bolivie.

Arrivée à La Paz, début du voyage en Bolivie

Bienvenue à l’aéroport international le plus haut du monde. D’emblée, la Bolivie vous impose ses conditions et vous accueille à 4061 mètres d’altitude. Et sur ce point, il est difficile de prévoir comment vous allez réagir. Chaque organisme est différent et s’acclimate plus ou moins bien à ce genre de conditions.

Pour minimiser le risque, et ne pas souffrir du mal de l’altitude, il existe une solution. Procurez-vous un médicament dénommé Diamox et prenez un cachet 24h avant votre arrivée. Cela devrait vous permettre de mieux appréhender votre arrivée à ces hauteurs qui ne sont pas communes pour nos organismes.

Dans le cas où vous vous sentiriez mal à votre arrivée, tout de même, n’hésitez pas à le signaler. Un poste d’assistance est présent à l’aéroport avec de l’oxygène, afin d’éviter tout malaise lié à l’altitude. Et dans le cas où cela persisterait, il ne faut pas hésiter à redescendre en altitude en changeant de ville, notamment pour Sucre ou Santa Cruz.

Il ne vous reste plus qu’à passer la douane et récupérer vos bagages. A noter qu’après avoir ramassé vos valises sur le tapis, un contrôle est effectué. Un agent regarde si les étiquettes de vos bagages correspondent bien aux étiquettes qui vous sont fournies lorsque vous les déposez au départ. C’est rassurant et cela permet d’éviter les vols de bagages.

Il ne reste désormais plus qu’à trouver un taxi. En effet, l’aéroport se trouvant à l’Alto, il faut compter une demi-heure (selon le trafic) pour rejoindre La Paz. Et la Bolivie fait parti de ces pays où il faut négocier sa course avant de partir. Il faut compter environ 70 bolivianos pour effectuer le trajet. Si le prix ne vous convient pas, n’hésitez pas à aller voir un autre chauffeur.

C’est donc ici que commence notre voyage en Bolivie !

A la découverte de La Paz

De son vrai nom Nuestra Señora de La Paz, il s’agit de la capitale (administrative) la plus haute du monde. Bâtie dans un canyon créé par le fleuve Choqueyapu, La Paz est une des sept nouvelles villes-merveilles. Tout autour, elle est dominée par les montagnes de l’Altiplano dont l’Illimani et ses sommets éternellement enneigés.

Et puisque nous étions dans cette capitale, c’était l’occasion de visiter la ville, qui n’est pas forcément très prisée des touristes. Lors de notre arrivée, nous avons pu profiter d’un événement rare : la journée sans voitures. Cela a donc été l’occasion de pouvoir profiter pleinement des rues en toute quiétude et sans l’agitation habituelle.

Sopocachi

Commençons avec le quartier où nous résidions. Il faut reconnaître que ce quartier est très agréable et surtout central. L’accès aux nombreuses commodités se fait très facilement depuis ce lieu.

On y retrouve la Plaza Abaroa avec son petit parc et la statue de celui qui a donné son nom à cette place. Il s’agit du colonel Eduardo Abaroa, héros malheureux de la guerre qui opposa la Bolivie au Chili. Cette guerre a notamment marqué la perte de l’accès à la mer pour le pays. Depuis, le 23 mars, jour de la mort d’Abaroa, le pays célèbre le jour de la mer, la Bolivie ne désespérant pas de retrouver un jour l’accès à la mer.

Mais commençons réellement notre exploration de la ville. Pour cela, nous nous rendons dans le quartier touristique par excellence.

Rue Sagarnaga

Pour vous y rendre, vous pouvez choisir la solution de facilité avec le taxi (compter environ 10 bolivianos). A pied, il vous faudra environ 30 minutes. Mais cela vous permettra de profiter de l’animation des rues de la ville. Vous pourrez ainsi flâner dans un marché, installé au beau milieu des rues.

Arrivés rue Sagarnaga, vous vous rendrez très vite compte qu’il s’agit du quartier touristique. De nombreuses boutiques et tour opérators sont présents. Mais c’est également un lieu atypique.

Marché aux Sorcières

Vous allez ainsi découvrir le marché aux Sorcières. Malgré la colonisation espagnole et la conversion au catholicisme, les boliviens ont gardé un héritage culturel. C’est ainsi qu’ils vénèrent la Pachamama, la déesse-terre. Sur les étals, vous trouverez ainsi de nombreux ingrédients pour faire des offrandes aux dieux, mais également des amulettes, des poudres « magiques » et également des … fœtus de lamas !

Ces fœtus de lamas séchés sont évidemment « l’attraction » de ce marché aux Sorcières. Selon la tradition des indiens Aymaras, le fait d’enterrer un fœtus de lama dans son terrain permet de garantir la bonne fortune et la protection de la Pachamama.

Cela peut paraître glauque mais fait parti du folklore bolivien. Incontournable.

Mais heureusement, il existe d’autres curiosités, moins morbides. En vous rendant dans la calle Linares, vous trouverez de nombreuses boutiques avec les traditionnels tissus des Andes, mais également les bonnets si caractéristiques de l’Altiplano.

So much coca

Mais c’est également là que se trouve le Musée de la Coca. En Bolivie, la feuille de coca fait partie intégrante de la culture. Le pays est d’ailleurs le principal producteur mondial.

Evidemment, lorsque l’on parle coca, on pense à la cocaïne. C’est vrai qu’il s’agit de la base même de la drogue, mais entre les deux, il existe de nombreuses étapes et composants additionnels.

La coca, dans son usage, se présente sous deux formes : en feuilles séchées pour la mastication, et sous forme de tisane (maté de coca). Dans les deux cas, les effets sont limités, avec une légère stimulation.

Nous avons essayé les deux principes. On ne peut pas dire que le goût soit exceptionnel. Pour ce qui est de la mastication, c’est même une sensation désagréable puisque l’on mâchouille les feuilles une par une, jusqu’à créer une sorte de chique, coincée entre la gencive et la joue. Cela donne un petit côté hamster…

San Francisco

En descendant la rue Sagarnaga, vous allez arriver sur la plaza San Francisco, très souvent animée. Devant se dresse fièrement la basilique San Francisco. Elle a été construite au XVIIIè siècle dans un style dit baroque andin. Un couvent franciscain fait également parti de l’ensemble.

N’hésitez pas à vous attarder devant le monument, et notamment devant sa façade. La porte d’entrée présente une architecture travaillée avec des colonnes enroulées, sculptées de vignes et fruits tropicaux. La basilique a d’ailleurs été construite avec des pierres issues du pillage du site de Tiwanaku.

N’hésitez pas à aller jeter un coup d’œil à l’intérieur. Ce n’est certes pas l’église qui présente le plus de richesses, mais cela vaut tout de même le détour. Vous noterez notamment l’autel surchargé en pan de oro. En revanche, les photos sont interdites à l’intérieur du site.

En sortant sur la place, et en regardant sur votre gauche, vous allez découvrir un bâtiment plutôt disgracieux. Bien que ressemblant fort à un parking sur plusieurs étages, il s’agit du marché Lanza. Allez donc y jeter un coup d’œil.

Mercado Lanza

Ce très grand marché vous offre une large variété d’échoppes pour manger, boire un verre, acheter tout et n’importe quoi. Ces petits stands sont rangés par thématique. Vous trouverez tout ce que vous voulez dans ce lieu qui grouille de vie.

Vous souhaitez acheter une étoffe, il y a un secteur pour ça. Pour les bijoux, c’est un autre secteur avec tous les étals, les uns à côté des autres.

Profitez de ce moment pour vous arrêter et boire un bon jus de fruits. De nombreuses échoppes vous proposeront un smoothie de votre choix, directement mixé sous vos yeux. Choisissez le complément, eau ou lait. Nous vous conseillons particulièrement le jus de maracuya (fruit de la passion) et/ou de mangue, selon la saison.

Pour 7-8 bolivianos, vous vous verrez servir un généreux verre de jus de fruits. Et lorsque vous avez fini votre verre, celui-ci sera de nouveau rempli, vous versant ainsi l’intégralité du contenu du mixeur.

Ces jus de fruits sont un vrai régal. Et vous prendrez goût à vous offrir ce petit plaisir tous les jours, grâce aux petites échoppes mobiles présentes en ville.

De plus, vous disposez d’une très belle vue sur la plaza San Francisco et vers le Sud de la ville :

Mais continuons notre chemin en descendant l’avenue qui se présente devant nous.

Prado

C’est ainsi que se nomme l’avenue Mariscal Santa Cruz, plus longue artère de La Paz. La circulation y est très dense et c’est une ville en perpétuelle mouvement que l’on découvre. C’est dans ce brouhaha permanent que l’on fait connaissance avec le Paseo del Prado.

Faisant partie intégrante de la vie quotidienne des habitants de La Paz, on peut parcourir son allée centrale à son rythme. De nombreux étudiants sont présents. Et pour cause, l’Université publique y est toute proche.

Le long de cette avenue, on retrouve une bonne partie des bâtiments les plus importants de la ville. De nombreuses banques et entreprises y ont d’ailleurs leur siège. Quelques bâtiments entremêlant architecture coloniale et moderne sont également présents.

Mais c’est également l’occasion de découvrir quelques monuments importants. C’est ainsi que sur la Plaza Venezuela, on trouve celui dédié à Simon Bolivar. Libérateur du pays, il a donné son nom à ce qui était autrefois l’Alto Perú.

Un peu plus bas, on trouve celui consacré à Christophe Colomb, situé en face du passage de Cabrera.

A noter une petite particularité « touristique » : les Correos. Autrement dit, la Poste. Pourquoi visiter particulièrement ce bâtiment ?

D’une part, il s’agit du seul endroit où vous trouverez des cartes postales et des timbres. D’autre part, c’est un véritable bond dans le temps que vous effectuerez. Vous voici revenus dans les années 70 :

Autre particularité, les boliviens ne disposent pas de boite aux lettres. Autrement dit, ils doivent disposer d’une boite postale et viennent y chercher leur courrier :

C’est aussi ça la Bolivie, ce contraste entre modernité et conservatisme, y compris dans les administrations.

Au détour d’un carrefour, peut-être verrez-vous des silhouettes un peu particulières. C’est ainsi que vous allez découvrir des personnes déguisées en zèbres s’agitant au beau milieu du carrefour.

Des silhouettes striées au milieu des voitures

Non, ce n’est pas le carnaval de La Paz, ou toute autre manifestation, mais bien d’un programme mis en place par la ville. La circulation étant particulièrement dense, il est assez difficile de traverser. La municipalité a ainsi voulu réconcilier usagers de la route et piétons.

Sous ces costumes, ce sont des jeunes en situation difficile. Ils sont plus de 200 à sillonner la ville et font désormais partis du folklore de la ville et ce programme a permis à des jeunes de transformer leur vie.

Ils jouissent d’une très bonne côte de popularité, notamment auprès des enfants :

La Paz sans la présence de ces gentils zèbres n’est plus imaginable.

Le télécabine pour plus de hauteur

Si beaucoup de grandes villes à travers le monde sont dotées d’un réseau métropolitain, La Paz ne peut pas se le permettre. Le relief même de la ville empêche toute construction de ce type d’infrastructure. De ce fait, pour faciliter les déplacements, c’est un réseau de télécabines qui a été mis en place.

Dans le ciel de la ville, vous pourrez donc voir ces bulles de métal se promener. N’hésitez pas à monter dedans car cela vous permet de prendre de la hauteur, d’essayer un transport en commun pour le moins inhabituel et surtout d’avoir une vue inédite sur La Paz.

Il existe à l’heure actuelle cinq lignes (rouge/jaune/vert/bleu/orange) et six nouvelles sont à venir ou en cours de construction.

Nous vous conseillons de prendre la ligne verte à son départ, au sud de la ville :

De là, vous découvrirez La Paz sous un autre angle, durant un trajet d’une dizaine de minutes. La vue est juste exceptionnelle, surtout si le beau temps est au rendez-vous.

Vous pourrez ensuite enchaîner avec la ligne jaune, qui vous emmènera sur les bords de l’Alto.

Il faut compter 3 bolivianos le ticket. Mais attention, le ticket n’est valable que pour une seule ligne. De ce fait, pour enchaîner les deux télécabines, il vous faudra acheter deux billets.

Une fois arrivés à l’Alto, vous pouvez contempler La Paz, blottie dans son canyon, avec le Huayna Potosí d’un côté :

Ou l’Illimani de l’autre :

Vous ne trouverez pas de meilleure vue de La Paz qu’à votre arrivée à la dernière station de la ligne jaune.

Centre-ville

Mais revenons dans le centre de La Paz, plus particulièrement dans la rue Ayacucho. Perpendiculaire au Prado, elle grimpe lentement. La première rue que vous allez croiser va être celle du Mercado.

A votre droite, découvrez la Plaza Emilio Villanueva. Devant se dressent fièrement l’église San Agustin ainsi que l’hôtel de ville :

A l’angle de la rue, vous trouverez la vice-présidence :

En remontant un peu la rue Ayacucho, un bâtiment en construction vous dominera. Il s’agit du futur palais gouvernemental :

En continuant de monter cette rue, vous finissez par arriver sur la place Murillo. Elle a ainsi été baptisée en l’honneur d’un leader dans le soulèvement contre la couronne espagnole, le 16 juillet 1809.

Elle est synonyme du pouvoir politique, le palais présidentiel et le siège du congrès s’y trouvant :

Derrière le palais présidentiel, on peut voir la tour qui abritera le futur siège du gouvernement.

A noter que depuis juin 2014, l’horloge de la façade du parlement est inversée. Autrement dit, les aiguilles tournent à l’envers et les chiffres du cadran ont également été inversés. Il s’agit d’un geste de protestation pour marquer l’émancipation du joug des pays du Nord :

Sur cette place, on trouve la Basilique Nuestra Señora de La Paz, dont la construction fut achevée en 1932 :

Elle abrite notamment le tombeau du Maréchal Andres de Santa Cruz. Militaire et homme d’état, il fût président du Pérou et de la Bolivie de 1829 à 1839. Chassé du pouvoir par les troupes chiliennes (suite à la bataille de Yungay le 20 janvier 1839), il s’exile en France. Il vécut à Versailles et mourut en 1865. Un siècle plus tard, ses cendres ont été rapatriées en Bolivie.

Mais la place Murillo, c’est également un petit square, véritable paradis des pigeons :

Calle Jaen

En continuant, prenez donc à gauche sur la rue Indaburo. Dans cette rue, vous trouverez encore quelques vestiges d’une architecture colonialiste qui tend à se perdre à La Paz :

Ce sera également l’occasion de croiser le théatre municipal Alberto Saavedra Pérez, de style républicain. Il s’agit du plus ancien théâtre d’Amérique du Sud, inauguré en 1845.

Quelques centaines de mètres plus loin, vous arriverez dans la Calle Jaen. Si vous devez ne visiter qu’une seule rue dans La Paz, c’est celle-ci. Elle est l’unique vestige de l’héritage colonial de la ville. Façades colorées, rue pavé, l’atmosphère y est paisible et vous transportera plusieurs décennies en arrière.

Quelques galeries d’art et le musée des instruments de musique sont également présents. Cette rue nous montre un morceau de ce qu’était La Paz durant son époque colonial.

Passé cette rue, vous retrouverez l’urbanisation moderne (et pas forcément contrôlée), hautement contrastante.

El Monticulo

Mais revenons quelques instants à Sopocachi. Il existe à la fois un mirador et un havre de paix qu’il faut un peu chercher. Camouflé derrière quelques immeubles, le parc Monticulo porte bien son nom.

En plein centre-ville, vous découvrirez ce petit coin de verdure, qui est également l’un des plus beaux points de vue de La Paz. Il est facilement accessible, depuis la ligne jaune des télécabines ou directement en taxi.

De ce belvédère, vous pourrez contempler les toits de La Paz, avec l’Illimani en toile de fond (par beau temps) :

Un peu d’art

Mais La Paz, c’est également une ville portée sur le street art et les graphs. Ainsi, nombreuses sont les œuvres qui ornent les murs, voire les façades des immeubles.

Au niveau de Sopocachi, de nombreuses fresques sont présentes. Vous y retrouverez un style très « andin ».

Voici quelques exemples de ce que vous pourrez découvrir :

Mais il est désormais temps de nous éloigner un peu de la ville et de découvrir les richesses que nous réserve la Bolivie.

Vallée de la Lune

A une dizaine de kilomètres au Sud de La Paz, vous trouverez un site un peu particulier : la vallée de la Lune. Demandez à un taxi de vous y emmener. Pour notre part, il nous en a coûté 60 bolivianos et il nous a attendu le temps de la visite.

Une fois sur place, il faudra que vous régliez l’entrée, à hauteur de 15 bolivianos. Puis vous découvrez un spectacle unique :

Le sol, composé d’argile friable, a été façonné au cours des siècles, pour nous offrir ces sculptures naturelles. C’est un désert de stalagmites qui s’est créé.

Deux chemins serpentent tout autour de ces sculptures et permettent de les admirer sous divers angles. A certains endroits, des cavités de plusieurs dizaines de mètres de profondeur talonnent le sentier.

Comptez environ 1h30 de balade sur le plus grand parcours.

Titicaca, un lac navigable à 3800m d’altitude

Qui n’a jamais entendu parler de ce célèbre lac ? Plus grand lac d’Amérique du Sud (par son volume), il est également un symbole fort pour les boliviens. C’est là qu’est née la culture aymara. Selon la légende, le premier dieu Viracocha aurait surgi du lac et aurait créé le monde, ainsi que toutes les civilisations des Andes.

Bien évidemment, nous ne pouvions rater l’occasion de découvrir ce lac mythique.

Avant le départ

Pour se rendre au lac Titicaca, il existe plusieurs solutions, notamment celle de passer par des tour opérateurs locaux. Nous avons préféré opter pour la version « locale » plus typique.

Pour cela, il suffit de se rendre à la gare routière de La Paz. Située non loin du marché Lanza, elle ressemble davantage à une gare ferroviaire que routière, de par son architecture métallique.

A l’intérieur, vous trouverez de nombreuses petites échoppes qui vous proposent les trajets en bus. Prenez donc votre billet dans l’une d’elles, en précisant que vous souhaitez vous rendre à Copacabana. Le billet vous en coûtera 35 bolivianos environ.

Direction le lac Titicaca

Le rendez-vous est fixé le lendemain à 6h30, rue Sagarnaga. Mais globalement, les horaires sont assez « flexibles » et nous avons vu arriver notre bus vers 7h.

L’avantage de cette formule, c’est que vous vivez le voyage à la manière locale. Après être (péniblement) sorti de La Paz, vous arrivez à l’Alto. Avec son million d’habitants, cette banlieue de La Paz grouille de vie. Là encore, c’est un véritable enfer pour circuler.

Il est probable que durant le trajet, vous voyiez des mannequins de chiffon pendus aux lampadaires :

Cela signifie que dans ce quartier, les habitants font la justice eux-mêmes. La police étant très peu présente (ou corrompue), les habitants s’occupent eux-mêmes de juger les voleurs, sans vraiment passer par la case tribunal. Autrement dit, celui qui se fait attraper en train de voler, passe un sale quart d’heure.

Une fois que vous êtes (enfin) sortis de l’Alto, c’est l’Altiplano qui s’offre à vous :

De longues plaines sont visibles de part et d’autre, avec la Cordillère Royale en fond de décor.

Après presque deux heures de voyage, et avoir passé la petite ville de Batallas, le lac Titicaca se dévoile. Mais le voyage n’est pas fini. Il reste encore une heure avant d’arriver à Tiquina.

Tiquina

Cette ville a la particularité d’être traversée par le lac. Il faut donc prendre le bac pour rejoindre la presqu’île et donc l’autre partie de Tiquina.

Ici, pas de pont, c’est sur un bac que la traversée va s’effectuer. Celle-ci n’est pas longue. Cependant, il faudra descendre du bus. En voyant les bacs en bois, on comprend aisément. Par le passé, des accidents ont eu lieu.

Pendant que le bus effectue sa traversée, vous embarquerez sur des petites embarcations pour rejoindre l’autre rive. Le billet est à 2 bolivianos par personne.

Cinq minutes plus tard, vous serez sur la seconde partie de Tiquina.

Reprenez le bus sur la place du village et finissez le trajet jusqu’à Copacabana (environ 1/2 heure).

Lors de votre arrivée, pensez à acheter votre billet pour vous rendre à Isla Del Sol. Il faut compter environ 20 bolivianos pour la traversée.

Attention, il n’y a que deux départs par jour (8h30 et 13h30). Faites donc attention à l’horaire. Au-delà de 13h30, ce n’est plus possible.

Etant donné que nous étions un peu limite sur le timing, nous avons préféré reporter la visite de Copacabana à notre retour.

Nous voici donc embarqués sur le bateau, avec environ une cinquantaine de personnes à son bord. Oubliez évidemment tout ce qui est équipement de sauvetage. Heureusement, on ne s’éloigne guère de la côte, la longeant une bonne partie du trajet.

Ne soyez pas pressés, avec deux moteurs de seulement 20ch, le trajet est très bucolique et lent. Cela vous permet de profiter du paysage des Andes, avec cette chance de pouvoir naviguer à 3800m d’altitude.

Si vous ne voulez pas trop respirer l’odeur d’essence qui a une certaine tendance à refouler dans la cabine, préférez le toit du bateau.

Arrivée à Isla Del Sol

Lors de votre arrivée sur Isla Del Sol, il vous faudra régler un droit d’entrée. Que vous le vouliez ou non, vous n’y échapperez pas. Il est de 10 bolivianos par personne.

Sur la plage, vous comprenez très vite que c’est une île très accidentée et qu’il sera difficile de trouver du plat pour marcher.

Déposer ses bagages à l’hôtel est la première épreuve. Les marches couplées à l’altitude vous mettront dans l’ambiance. Pensez donc à venir avec un sac à dos plutôt léger et à ne pas vous encombrer d’affaires inutiles.

Balade sur les crêtes

Nous avons décidé de faire une petite balade pour découvrir l’île. Pour cela, prenez le sentier des crêtes que l’on l’appelle aussi modestement «Route sacrée de l’éternité du Soleil»… Il faut nécessairement prendre de la hauteur, ce qui demande un bel effort. Les presque 4000 mètres d’altitude se feront sentir.

Malgré tout, la vue est superbe, au fur et à mesure de la montée. Tout au long de votre balade, vous traverserez le village de Yumani. Et là, vous vous imaginerez que la marche que vous êtes en train d’effectuer péniblement, des habitants la font tous les jours.

Le long de votre balade, vous pourrez croiser des ânes ou des lamas, qui sont le principal moyen de locomotion pour les charges lourdes :

Vous pourrez effectuer une première halte à la sortie du village, ce qui correspond globalement à la barre des 4000 mètres.

Asseyez-vous à la terrasse d’un des bars, et contemplez le paysage tout en savourant un jus de fruits :

Vous pouvez ainsi regarder l’autre versant de l’île, non accessible aux touristes. De même, la partie Nord n’est pas plus ouverte, et les habitants veillent jalousement pour préserver leur tranquillité.

Mirador « Palla Khasa »

Mais le chemin n’est pas fini, et il reste environ 10-15 minutes avant d’accéder au mirador qui culmine à presque 4100 mètres d’altitude. Une petite construction en pierre, inachevée, est présente. Elle vous permet de grapiller encore quelques mètres supplémentaires et d’avoir une vue à 360° sur le lac.

Vous pourrez notamment voir Isla de la Luna, l’île située juste en face. Et toujours la Cordillère Royale en fond de décor.

En vous retournant, vous pouvez être fiers d’avoir grimpé presque 300m de dénivelé positif depuis la plage.

En redescendant, vous pouvez rencontrer quelques animaux, chèvres, ânes ou encore lamas :

Mais la population locale est également accessible et se fera un plaisir de taper un brin de causette avec vous :

En fin de journée, le coucher du soleil nous offre de magnifiques couleurs. Pour les photos, c’est véritablement le meilleur moment :

En revanche, dès que le soleil tombe, la température chute également rapidement. Pensez donc à avoir des vêtements chauds avec vous pour la descente. Cela vous permettra de pouvoir profiter du paysage sans vous presser :

Par contre, dès que la nuit est tombée, l’absence de lumière vous empêchera toute balade. Pensez tout de même à avoir une lampe torche avec vous.

Quelques foulées sur la plage

Le lendemain, quelle merveille que de se lever face au lac. Il n’y a pas de vue plus agréable et plus paisible.

Après avoir fait le petit-déjeuner, nous en profitons pour nous promener sur la plage. Pour le retour à Copacabana, deux horaires sont disponibles, 8h et 10h30. Nous avons préféré le second, afin de prendre notre temps et de profiter encore un peu de l’île.

Un grand escalier de plus de 500 marches permet l’accès au village. Cet escalier aurait été construit par les incas. Vous pouvez le monter, mais il mettra votre souffle à rude épreuve :

Au fin fond de la plage, vous pourrez apercevoir une embarcation un peu particulière. Il s’agit d’un bateau typique, construit en Totora, l’espèce de roseau caractéristique du lac. Il s’agit ici d’une reproduction du bateau traditionnel inca, naviguant sur le lac.

Aujourd’hui, il est utilisé à des fins touristiques, par la compagnie de croisière locale.

Mais il est déjà 10h30 et il nous faut reprendre le bateau pour Copacabana. Payez 25 bolivianos votre billet retour (contre 20 à l’aller…) et embarquez à nouveau pour 1h30 de traversée.

Copacabana

Pour rentrer à La Paz, vous pouvez opter pour deux solutions : le bus « touristique » dont les horaires sont fixés à 13h30 et 18h30, ou le bus public partant environ toutes les heures. Voulant visiter cette petite ville, nous avons préféré la seconde option.

De l’Aymara, kota kahuana, signifiant « vue sur le lac », la ville abrite notamment la Basilique Nuestra Señora de Copacabana. C’est la principale attraction touristique.

A l’intérieur, vous découvrirez la fameuse sculpture de la Virgen de la Candelaria de Copacabana, taillée en 1580 :

N’hésitez pas à faire le tour de l’église, en libre accès

A l’extérieur, une cérémonie pour la bénédiction des taxis était en préparation. Tous les taxis viennent à Copacabana pour bénir leurs véhicules.

Vous pouvez faire un tour dans la ville, avec son parc de la Plaza 2 de Febrero :

Prenez le temps de flâner dans les rues, et les quelques commerces présents, mais également son marché :

Il ne vous reste plus qu’à reprendre le bus du retour (25 bolivianos), sur la Plaza Sucre :

Vous êtes partis pour 4 heures de trajet. Profitez de ce moment pour contempler une dernière fois le lac Titicaca.

A noter que lors de notre voyage au Pérou, l’avion a survolé le lac, nous offrant une vue inédite :

Désormais, il ne vous reste plus qu’à vous laisser bercer pendant le trajet retour jusqu’à La Paz.

Salar d’Uyuni, du sel à perte de vue

Mais notre voyage en Bolivie n’est pas terminé, et il nous reste encore de belles surprises. Parmi elles, en voici une que la Nature nous offre à grands bras ouverts : le Salar d’Uyuni. Il s’agit, ni plus ni moins, que du plus grand désert de sel du monde, avec une superficie de 10 582 km².

Situé dans le sud du pays, nous avons opté pour l’avion pour nous y rendre. En seulement 50 minutes, vous faites le trajet. Cela vous permet d’atterrir vers 9h30 et de pouvoir commencer votre trip du jour. Et cela permet de découvrir le Salar depuis les airs :

A votre arrivée, c’est le ballet des chauffeurs de 4×4. Le nôtre nous y attendait. Nous avions déjà réservé à l’avance notre circuit. Il nous en a coûté 3200 bolivianos. Cela comprend le 4×4 avec guide, le circuit du jour, le repas du midi et le trajet du lendemain jusqu’à Potosi.

Il ne reste plus qu’à embarquer les bagages et c’est parti !

Colchani

Après avoir quitté la ville d’Uyuni, qui parait comme posée au milieu de cette vaste étendue déserte, nous roulons 20 minutes. Nous atteignons alors le petit village de Colchani.

Ici, c’est la production de sel qui faisait vivre les habitants. Désormais, on peut ajouter le tourisme.

Vous pourrez donc visiter une petite « fabrique » de sel et on vous expliquera les différentes étapes, entre le ramassage, le séchage et le broyage de cet or blanc.

Vous pourrez même vous prendre au jeu du remplissage du petit sac de sel. Compter 1 boliviano (oui oui 1 boliviano) le petit sac de sel.

A l’extérieur, sur (l’unique) rue principale, de nombreux étals sont présents. Vous pourrez évidemment acheter du sel, mais également des petits objets originaux, sculptés en sel.

Mais il est temps de partir à la découverte du désert, à proprement parler.

Du sel, encore du sel

A la sortie du village, nous roulons quelques minutes et découvrons une zone de production de sel :

C’est l’occasion de ramasser un peu de sel brut :

Nous continuons un peu plus loin avec les sources d’eau … froide. Et pourtant, celles-ci bouillonnent.

Vous pouvez mettre vos mains, sans aucune crainte. Elles seront juste « un peu » salées. Sous le Salar, de nombreuses sources coulent sous l’épaisse couche de sel et remontent parfois à la surface comme ici. Cette couche de sel peut aller jusqu’à une centaine de mètres selon les endroits.

Retournez-vous, et tout autour, c’est une immense étendue de sel qui vous entoure. Elle est tellement plate qu’elle est le lieu de calibrage des altimètres des satellites d’observation.

Autre conséquence de cette platitude, lorsqu’il pleut, l’eau recouvre entièrement le sol sur quelques centimètres. C’est alors un véritable miroir qui s’offre au visiteur. Mais nous le verrons un peu plus tard.

Nouveau terrain de jeu pour le Dakar

Depuis 2014, le Salar d’Uyuni voit passer le Dakar. Au début, ce n’était que les motos, désormais, ce sont tous les véhicules. Evidemment, se pose la question de la protection de cet environnement fragile. Mais c’est une volonté d’Evo Morales que de voir passer le Dakar sur le Salar. Il veut ainsi montrer au monde l’image d’une Bolivie majestueuse, avec des paysages à couper le souffle.

Posé au beau milieu de rien, c’est ainsi que vous trouvez une immense statue de sel, avec le symbole du Dakar :

Juste quelques dizaines de mètres derrière ce monument, c’est une forêt de drapeaux qui se dresse. A peu près toutes les nationalités (et autres régions nationalistes) sont présentes :

Un hôtel est également présent. La particularité de cet hôtel est d’être entièrement construit en sel. Certes, il est assez petit et n’offre que très peu de chambres mais il est tout à fait possible d’y dormir :

Tout autour de nous, c’est le désert à perte de vue :

Mais désormais, c’est un géant qui nous attend.

Au pied du Cerro Tunupa

Nous continuons notre voyage en 4×4 pendant 40 minutes. C’est l’occasion de discuter un peu avec notre guide qui nous explique les origines de la formation de ce lac.

Au loin, un géant commence à se dessiner :

Il s’agit du volcan Cerro Tunupa, culminant à 5320 mètres. A ses pieds, c’est le village de Coqueza qui s’y trouve. En entrant, on se croirait presque dans un village abandonné. Seules quelques âmes y vivent.

Avec notre excursion, sont compris les billets pour le petit musée local. Ne disposant que d’une seule salle, la visite est assez rapide. Vous découvrirez ainsi la présence de quelques civilisations précolombiennes sur ce lieu. Malgré la rudesse du climat, ils ont réussi à vivre sur ce lieu, grâce notamment à la culture de la quinoa.

C’est l’heure du repas. Notre guide nous invite à nous rejoindre dans un petit hôtel de la ville où un autre groupe de touristes est déjà en train de manger. Pendant notre visite du musée, il a dressé la table. La nourriture est locale, très bonne et en portions largement suffisantes.

Après cette pause, nous reprenons la voiture et nous partons en direction du volcan. Malheureusement, nous ne pourrons pas monter jusqu’au Cerro Tunupa. L’excursion jusqu’à son sommet demande 4 heures et il faut partir le matin de bonne heure.

Après 10 minutes de piste, nous arrivons à un belvédère, nous offrant une belle vue sur le Salar :

Notre guide nous invite à prendre un petit chemin. Il mène à une grotte un peu particulière. Il s’agit d’un tombeau contenant des momies, datées de 700 ap. J-C.

Aujourd’hui encore, les villageois pratiquent encore les offrandes, notamment en feuilles de coca. L’accès à la grotte est contrôlée, pour éviter toute dégradation de ce site hors du commun.

Le Salar ou comment n’avoir aucune perspective

A la sortie de Coqueza, vous pourrez voir quelques marécages, avec des flamants roses :

Et de nouveau, vous replongez dans l’immensité du Salar et son inhospitalité. C’est ainsi qu’après quelques dizaines de minutes de roulage dans ce désert, vous vous trouvez au milieu de rien.

C’est l’occasion de s’arrêter et de pouvoir effectuer des photos un peu particulières. En effet, l’absence d’horizon (autre que du sel) empêche d’avoir une perspective telle qu’on la connait.

De ce fait, on peut se permettre des photos pour le moins étonnantes :

A ce petit jeu, notre guide Fernando a été de la partie, n’hésitant pas à s’allonger pour prendre les photos et nous proposer quelques clichés farfelus.

Mais après cette pause détente, continuons notre expédition.

Vers Incahuasi

Mais dans ce désert blanc, le Salar nous réserve quelques surprises, dont une piquante : Incahuasi, l’île aux cactus.

Au milieu de rien se dresse une île, du quechua « la maison de l’Inca », remplie de cactus. Depuis Coqueza, il a fallu 35 minutes de voiture.

Notre guide se gare en bas et nous laisse une heure de quartier libre. Nous en profitons donc pour visiter cette île pour le moins particulière. Notre billet d’entrée sur le site est compris dans l’excursion.

Nous nous retrouvons donc à grimper au milieu de cette forêt de cactus, avec une vue imprenable sur le Salar. En fond de décor, le volcan Cerro Tunupa :

Etant à 3800m d’altitude, la manque d’oxygène se fait évidemment sentir. Mais qu’importe, le lieu est tellement magique.

Pour la petite histoire, les cactus grandissent d’un centimètre par an. Le plus grand de ces cactus mesure 12 mètres. Je vous laisse faire le calcul 😉

Après environ 15 minutes, vous arrivez au sommet de l’île. Vous avez alors une vue à 360° sur le Salar :

Mais le temps passe vite et il faut redescendre. Quelques cactus nous offrent des sculptures naturelles :

Profitons-en pour nous éloigner un peu et avoir une vue d’ensemble de l’île :

Mais l’horloge ne cesse de tourner et tout doucement, nous glissons vers le soir.

Nous remontons dans le 4×4 et repartons pour 40 minutes de trajet. Cela nous permet de profiter des paysages uniques du Salar :

Malgré le fait qu’il y ait du sel à perte de vue, nous n’arrivons pas à nous lasser de ce spectacle.

Coucher de soleil sur le Salar

Finalement, nous arrivons à une extrémité du Salar, où l’eau stagne sur quelques centimètres. Lors de la saison des pluies, le niveau peut aller jusqu’à une dizaine de centimètres. Cela donne un magnifique effet de miroir :

Mais le soir commençant à arriver, le froid se fait sentir. Malgré tout, notre guide Fernando insiste pour que nous restions jusqu’à la tombée du soleil, vers 18h30. Et c’est vrai que le spectacle est juste magnifique, avec des couleurs sublimes.

Que dire de plus ?…

Après ce spectacle unique, nous gagnons notre hôtel, El Palacio de Sal. Comme son nom l’indique, il s’agit d’un hôtel de sel. Mais nous développerons un peu plus bas cet hébergement pour le moins inédit.

Cimetière de trains d’Uyuni

Le lendemain matin, le Salar nous réserve une dernière surprise : le cimetière des trains d’Uyuni.

La ville est un nœud ferroviaire, grâce au transport de minerais et notamment de l’argent. Au fur et à mesure, les locomotives, reliques de la fin du XIXè, début XXè siècle, ont été abandonnées au profit des machines diesel. Au fil des années, ce cimetière de locomotives et wagons s’est constitué.

On y trouve une file abandonnée de machines :

Le temps fait lentement son travail, faisant rouiller ces monstres de métal :

Pour cet ultime arrêt, les locomotives nous offrent une vision presque irréelle de fantômes de métal :

Mais la journée ne fait que commencer et d’autres découvertes nous attendent.

Pulacayo

Environ 30 minutes après avoir quitté Uyuni, nous faisons un nouvel arrêt. Nous sommes au milieu de la montagne et l’on peut se demander ce que l’on fait là. Une guérite et un engrenage peint en jaune s’offrent à nous, indiquant tout de même une présence humaine :

Nous voici arrivés dans la mine d’argent de Pulacayo. Tout du moins ce qu’il en reste. Car il s’agissait de la plus important mine d’argent du pays. Mais aujourd’hui, la situation a bien changé.

Alors qu’à la grande époque, près de 20 000 personnes étaient présentes sur ce lieu (travailleurs et leurs familles), aujourd’hui, tout juste 300 habitants sont encore les âmes de cette mine.

Une ville abandonnée

Ce qui frappe à l’entré du complexe, c’est la présence de gardes armés et cette impression d’abandon. De nouveau, des locomotives et un pont tournant attendent de retourner à l’état de poussière :

L’une de ces locomotives a été attaquée, en son temps, par Butch Cassidy.

On se croirait presque dans un western et il ne manque plus que l’apparition d’un cowboy solitaire.

Nous croisons quelques personnes, mais il faut reconnaître que la majorité des habitations sont abandonnées.

Pour une poignée d’argent

Nous arrivons jusqu’à l’entrée de la mine où quelques ouvriers travaillent. L’argent est encore extrait mais en quantité très faible.

On nous interdit d’aller plus loin. Notre guide Fernando est obligé d’appeler le directeur du site. Finalement, nous pouvons rester même si nous n’avons pas forcément l’impression d’être les bienvenus.

Notre guide demande pour que l’on puisse visiter le musée. On sent une certaine réticence de la part du directeur qui visiblement a mieux à faire que d’ouvrir le musée. Finalement, nous n’insistons pas plus devant son manque de volonté.

Nous continuons tout de même notre visite du site. C’est l’occasion de découvrir les anciennes installations comme un cinéma au sein même du complexe ou encore la première locomotive à vapeur de Bolivie :

Nous quittons finalement Pulacayo où ce sentiment étrange d’une ville fantôme est palpable.

Vers Potosi

Nous reprenons la voiture, cette fois, direction Potosi. Trois heures encore sont nécessaires pour rejoindre cette ville. Les découvertes de la matinée et cette liaison jusqu’à Potosi sont toujours inclues dans le prix payé la veille, ce qui est largement honnête.

Le trajet est plutôt dépaysant et la route agréable. De nouveau, c’est l’Altiplano qui s’offre à nous, avec des paysages désertiques. Ici et là, on croise quelques villages, qui sont davantage le regroupement de quelques maisons.

On a vraiment l’impression d’être sur une autre planète…

Sur le trajet, on peut croiser des panneaux nous avertissant de la traversée de lamas :

Et cela se vérifie assez facilement :

Mais plus étonnant, des autruches à l’état sauvage sont également présentes dans le secteur :

Nous en avons aperçu une en roulant, mais sans avoir eu le temps de la photographier…

Tout cela nous amène à Potosi.

Potosi, l’argent en héritage

Symbole de la ville, le Cerro Rico est l’emblème même de la grandeur et la décadence de la cité.  C’est en 1545 que Potosi est fondée dans le cadre de l’exploitation de la mine d’argent, fraîchement découverte. Ce sont les Espagnols qui exploitent les filons d’argent, en faisant travailler durement la population locale.

On raconte qu’une telle quantité d’argent a été extraite du Cerro Rico qu’il aurait été possible de construire un pont entre Potosi et l’Espagne, avec ce minérai. En parallèle, on aurait également pu construire un pont parallèle en utilisant les ossements des Indiens morts dans la mine…

Pendant des décennies, l’argent a donc été extrait, permettant le rayonnement de Potosi. Aux XVI et XVIIè siècles, il s’agissait de la ville la plus peuplée d’Amérique du Sud.

Mais les choses ont bien changé et aujourd’hui, Potosi ne rayonne plus autant. L’activité de la mine a ralenti, l’argent se faisant rare. Aujourd’hui, ce sont davantage le plomb, le zinc, l’étain et l’antimoine qui sont exploités.

L’attraction numéro une est d’aller visiter les entrailles du Cerro Rico. Mais attention, un véritable business s’est monté autour de ces visites, et pas forcément clean. On vous demandera ainsi de venir avec des « offrandes » (alcools, cigarettes, ….) pour éviter le courroux du monstre de la montagne. Vous ne ferez qu’aggraver la situation des mineurs encore présents.

Si vous souhaitez vraiment visiter l’une de ces mines, à l’atmosphère toxique, préférez donc une association de mineurs. Ils vous montreront la réalité de leur labeur et cela leur profitera directement.

Casa de la Moneda

L’une des visites clés de cette ville est la Casa de la Moneda. Cet édifice a été inauguré en 1574 par les Espagnols et est resté ouvert à la production jusqu’en 1953. Son but était de frapper la monnaie grâce à l’argent extrait du Cerro Rico. Ce bâtiment a été le témoin des atrocités menées par les Espagnols durant toute l’époque colonialiste.

Pendant que les autochtones subissaient des conditions extrêmes dans les mines, les esclaves venus d’Afrique étaient « employés » dans l’usine pour le travail du métal.

La Casa de la Moneda vous offrira toute l’histoire, pas forcément glorieuse, qui se cache derrière la monnaie que nous manipulons tous les jours. Pensez à réserver votre visite, directement sur place, pour connaitre les horaires des visites guidées. Selon les guides, les horaires varient. Nous avons eu la chance d’avoir une guide qui maîtrisait la langue de Molière. Compter 40 bolivianos l’entrée et environ 2h de visite.

A noter que si vous souhaitez prendre des photos durant la visite, il vous faudra prendre un pass supplémentaire.

Centre-ville de Potosi

En sortant, vous pourrez commencer à visiter la ville, ses maisons coloniales aux couleurs vives et balcons en bois. Pensez à prendre un peu de hauteur. Pour cela, rendez-vous à la Torre de la Compañía de Jesús.

Une fois passée l’entrée, vous serez surpris de vous retrouver dans … l’office du tourisme. Il faudra vous acquitter d’un billet d’entrée (15 bolivianos) pour accéder au haut du clocher. Mais de là, vous aurez une vue incomparable sur toute la ville et ses alentours, et notamment le Cerro Rico :

Pour y accéder, le couloir est étroit. Attention aux marches et baissez la tête !

Prenez le temps de visiter la ville, avec la Plaza 10 de noviembre et sa cathédrale :

Continuez par la Callejón de las Siete Vueltas, puis la calle Junin. Vous passerez notamment devant une association d’anciens mineurs à la façade décorée :

Revenez par la Calle Quijarro, qui vous offrira de jolies façades colorées typiques. Malheureusement, celles-ci ne sont pas entretenues suffisamment pour être appréciées à leur juste valeur :

Quelques flocons commençant à virevolter ici et là, nous avons préféré retourner à l’hôtel pour récupérer nos bagages.

Nous avons commandé un taxi pour nous rendre à Sucre. Si le prix annoncé de 200 bolivianos nous convenait, une fois à l’intérieur, le taxi a commencé à re-négocier le prix. Après d’âpres discussions, qui ont presque conduit à tirer le frein à main, notre chauffeur a fini par abandonner et a accepté le prix initialement fixé.

Sucre, capitale de la Bolivie

Après 2h30 de trajet avec notre chauffeur à la conduite douteuse (pour ne pas dire dangereuse), tout en engloutissant des feuilles de coca de manière mécanique, nous arrivons à Sucre.

Plus basse en altitude (2800 mètres au lieu de 4050 mètres), le climat évolue. On retrouve du soleil et la température est plus agréable. Et pour l’occasion, il s’agissait de l’Entrada folklorica de la virgen de Guadalupe.

Cette fête a duré tout le temps de notre séjour dans la ville.

Casa de la libertad

Lors de votre visite du centre ville de Sucre, allez donc faire un tour à la Casa de la Libertad. Présente sur la Plaza 25 de Mayo, centre névralgique de la ville, elle est un incontournable dans l’histoire de la Bolivie. Compter 15 bolivianos pour l’entrée.

Là encore, nous avons eu la chance d’avoir une guide parlant français pour la visite. On peut ainsi découvrir le véritable traité d’indépendance, signée en 1825, après la guerre menée par Simon Bolivar.

C’est d’ailleurs en son hommage que le pays porte son nom. Son frère d’arme, le maréchal Antonio José de Sucre a, quant à lui, donné son nom à la capitale.

Car oui, Sucre est bien la capitale de la Bolivie, comme cela est inscrit dans la Constitution.

Bien qu’on pense le contraire, La Paz n’est « que » la capitale administrative. Cependant, elle possède deux pouvoirs sur trois, Sucre ne possédant que le pouvoir judiciaire.

Cette scission entre les deux villes est liée à une guerre civile, qui a vu la victoire des libéraux paceños face aux conservateurs sucrenses. L’instabilité du pays est d’ailleurs assez marquée, puisque l’on apprend qu’en un siècle, il y a eu 58 coups d’état et 65 présidents.

Si vous souhaitez connaitre l’histoire du pays, nous ne pouvons que vous conseiller les deux heures de visite de la Casa de la Libertad. De plus, cet ancien édifice des Jésuites est très beau et chargé en histoire.

Centre-ville

Depuis 1991, Sucre a été inscrite au patrimoine de l’Humanité à l’UNESCO. De ce fait, la ville garde son héritage colonialiste et est très bien entretenue. Nombreuses sont les maisons aux façades blanches, illuminées par le soleil.

N’hésitez pas à flâner dans le centre ville, et découvrez sa magnifique cathédrale :

Son musée militaire :

Ou encore son marché :

Ce sera l’occasion de faire une pause et de profiter d’un bon jus de fruits, fraîchement pressés sous vos yeux.

En descendant la Calle Arenales, vous arriverez au parc Bolivar. En son centre, vous trouverez une tour Eiffel, conçue par Gustave Eiffel lui-même. Il ne s’agit pas d’une réplique de notre symbole parisien, mais bien d’une conception spécifique, ce qui en fait un modèle unique.

Certains vous diront qu’elle n’a pas grand intérêt, mais c’est toujours intéressant de voir un morceau de France à 10 000 kilomètres de la métropole.

Prenons de la hauteur

Un peu en dehors du centre-ville, il existe un belvédère, vous permettant d’avoir la vue sur toute la ville, la Recoleta. Pour cela, rendez vous à l’angle de la calle Espaňa et de la calle San Alberto. Prenez la ligne de bus n°7 et descendez à la calle Pedro Anzures de Camporedondo.

Vous arrivez alors à la Plaza Pedro Anzures. D’un côté, vous trouverez le Museo de la Recoleta.

Il abrite notamment un cèdre millénaire. Il s’agit de l’un des rares cèdres ayant survécu de l’époque colonialiste. En effet, autrefois abondant, le cèdre a été quasiment exterminé par les espagnols.

De l’autre, vous trouverez le point de vue sur la ville :

Y aller en fin de journée permet de profiter du coucher de soleil.

Tarabuco

Si vous restez trois jours à Sucre (ce qui est bien), prenez donc une demi-journée pour vous rendre à Tarabuco. Comptez environ 210 bolivianos, avec le trajet et le guide/chauffeur. D’une part, vous profiterez d’un endroit beaucoup moins touristique et d’autre part, d’un dépaysement total.

Sur le trajet (environ 45 minutes), vous aurez l’occasion de découvrir les vallées centrales :

L’entrée de la ville ne passe pas inaperçue :

Le principal intérêt de Tarabuco, réside dans son marché. Il s’agit de l’un des derniers marchés typiques de la Bolivie :

Tous les paysans jusqu’à 50 kilomètres à la ronde viennent à Tarabuco, pour échanger le fruit de leur culture. Echanger, car ici, le troc est encore légion et il n’est pas rare de voir un échange de pommes de terre contre des oignons, ou autre.

Vous pourrez également voir le piment aji, typique de la région :

Mais de nombreux tisserands indépendants sont présents, vous permettant de voir ce long travail. Plus les motifs sont travaillés et plus le tarif des aguaios est élevé. Chacun de ces aguaios raconte des scènes de la vie courante des paysans.

Il faut déjà rentrer à Sucre, le temps ne cesse de défiler et la fin de notre voyage s’accélère. Il ne reste plus qu’à refaire notre valise et prendre l’avion pour revenir à la Paz.

Retour à La Paz

Un taxi et 50 bolivianos plus tard, nous voici à l’aéroport de Sucre. Petite particularité, il faut payer la taxe d’aéroport, qui n’est pas comprise dans le billet. Elle coûte 11 bolivianos. Un tampon sera fait sur votre billet, prouvant que vous vous êtes acquittés de cette taxe obligatoire.

Le temps de revenir à La Paz, de souffler un peu et le lendemain nous reprenons déjà l’avion. Mais cette fois, cela sonne le glas de la fin de notre voyage et le retour en France.

Mais comme un dernier au revoir, le Huayna Potosí nous salue :

Avant que ce ne soit à on tour l’Illimani :

Où dormir :

Globalement, en Bolivie, le logement n’est pas ce qu’il y a de plus difficile à trouver, et vous en aurez pour tous les budgets. Nous vous proposons une petite sélection d’hôtels, en fonction des lieux que nous avons visité.

La Paz

Etant logé chez amis, il est difficile de donner un jugement sur les hôtels de la ville. Mais vous n’aurez aucune difficulté à trouver une chambre correcte sans vous ruiner pour autant.

Avant tout, c’est surtout le lieu qu’il faut privilégier. Comme nous, nous vous conseillons le quartier de Sopocachi, calme et très bien desservi. Avec sa position centrale dans La Paz, il permet de rayonner facilement et se trouve sur l’une des branches du réseau de télécabines de la ville.

Nous vous proposons quelques hôtels qui vous permettront de profiter pleinement de La Paz :

Isla Del Sol

La petite île au beau milieu du Lac Titicaca vit fortement du tourisme. De ce fait, de nombreux hôtels avec 4 ou 5 chambres sont présents. Ils se trouvent tous face au petit port par lequel vous arriverez.

Le relief étant relativement accidenté et l’altitude se faisant ressentir, privilégiez un hôtel proche de la place. Cela vous évitera de transporter les bagages dans les escaliers de l’île.

Dans ce sens, nous avons privilégier l’hôtel Jacha Inti.

Certes les chambres sont simples, avec le strict minimum, mais cela suffit pour une nuit. Du balcon, vous avez une magnifique vue sur la plage.

Le petit resto vous offrira le petit déjeuner le matin, avec la même vue imprenable sur le port.

Vous pourrez être surpris par la douche, avec son pommeau qui chauffe l’eau (il n’y a pas de ballon d’eau chaude) :

Mais c’est une particularité bolivienne que vous rencontrerez de partout.

A noter que l’hôtel fait également resto le soir. Etant donné que les restaurants ne courent pas les rues sur cette île, c’est très pratique. Et pour ne rien gâcher, le repas est très bon, à un prix largement raisonnable.

Compter environ 30€ la nuit avec petit-déjeuner.

Salar d’Uyuni

C’est sans conteste l’hôtel le plus cher de notre séjour, mais également le plus magique. Le Palacio de Sal porte bien son nom.

Mais pourquoi avoir choisi le Palacio de Sal ?

Vous voici dans un hôtel entièrement construit en sel, à la blancheur immaculée. Lorsque vous rentrez dans le hall, vos yeux sont émerveillés par le spectacle.

Votre chambre sera également un régal pour les yeux, entièrement construite en sel.

Vous pouvez lécher les murs, ils sont bien en sel, tout comme le sommier du lit.

Vous êtes au beau milieu du Salar, avec le sel à perte de vue. L’ambiance générale y est très relaxante, avec quelques poêles à bois ici et là, dans les couloirs.

Préférez le repas du soir, directement à l’hôtel. Ce dernier étant isolé, il vous sera difficile de trouver un endroit où vous restaurer à proximité, nécessitant obligatoirement un taxi. Et le buffet est bien fourni, tout comme celui du petit déjeuner.

Compter environ 100€ la nuit. Certes, cela peut paraître un peu cher, mais vous n’aurez pas l’occasion de dormir dans un hôtel de sel tous les jours… Alors laissez-vous tenter.

Potosi

La ville de l’argent contient de nombreux hôtels, mais il faut évidemment faire un tri. Car comme beaucoup de villes en Bolivie, il faut tenir compte du dénivelé et privilégier un hôtel dans le centre ville. Cela vous évite des allées et venues dans des côtes exigeantes. Il ne faut pas oublier que Potosi se trouve à 4050 mètres d’altitude.

De ce fait, nous avons choisi l’hôtel Patrimonio.

A deux pas de la Plaza 10 de noviembre, cet hôtel propose des chambres simples, un peu vieillottes mais propres et correctes. Un petit patio vous accueille à l’entrée. Le personnel est très agréable et disponible.

Comptez 55€ la nuit avec petit-déjeuner compris.

Sucre

Pour cette dernière ville de Bolivie que nous avons visité, nous avons opté pour un lieu atypique, puisqu’il s’agit du … consul de France :

La villa Francesa est ainsi ouverte au grand public et vous offre quelques hébergements. C’est le consul honoraire qui vous ouvrira et vous accueillera.

Vous accédez alors à un joli petit patio :

Les chambres sont un peu vieillottes mais correctes et parfaitement au calme. De plus, vous êtes situés à 5 minutes à pied de la Plaza 25 de Mayo.

Comptez 100 bolivianos (environ 12€) la chambre, sans petit-déjeuner.

Où manger ?

Globalement, en Bolivie, vous n’aurez pas trop de difficultés à vous nourrir. De nombreuses petites échoppes de rue sont présentes, vous proposant des soupes par exemple. Le respect des règles d’hygiène n’est pas forcément une priorité, et nous n’avons pas voulu tester cette cuisine urbaine :

De ce fait, nous avons privilégié les restaurants :

La Paz

Voici quelques adresses de restaurants que nous avons pu tester dans la capitale administrative :

  • Cocina a la vista : ambiance sympathique et cuisine généreuse délivrée par Ludo, un expatrié français
  • Pueblo viejo : ambiance et plats mexicains au menu de ce restaurant fort agréable. N’oubliez pas les tequila paf en digestif.
  • Ciclik : restaurant chic, offrant une déco décalée, avec des œuvres d’art en vente aux murs. Cuisiné très bonne.
  • Mappe Monde : tenu par le chef français Jérémie, le restaurant offre une cuisine raffinée pour un bon rapport qualité/prix
  • Swiss fondue : que dites-vous que de manger la fondue la plus haute du monde ? C’est ce que vous propose ce restaurant fondé un Suisse d’origine

Potosi

La ville ne possède pas énormément de restaurants. Nous avons néanmoins trouvé quelques endroits où se restaurer :

  • El Tenedor de Plata : juste devant la Plaza 10 de Noviembre, ce restaurant offre une cuisine correcte, au-dessus de la moyenne à Potosi.
  • 4060 : ce restaurant de spécialités mexicaines a pour nom l’altitude de Potosi.  Bon rapport qualité/prix.

Sucre

Nous vous proposons également quelques adresses pour votre pause repas dans la capitale constitutionnelle :

  • Resto Florin : une ambiance de pub, quelques tables, voici le resto florin qui vous offre une cuisine simple, bon marché et goutue.
  • La Taverne : il s’agit du restaurant de l’Alliance Française, avec une cuisine soignée et un cadre très agréable. A noter des concerts le vendredi soir
  • Cosmo Café : si le cadre est simple, le repas n’en reste pas moins correct pour un tarif plus que raisonnable
  • La Posada : restaurant fort sympathique qui offre un petit patio où il est agréable de prendre sa pause repas. Le dimanche midi, un buffet froid est servi en entrée.
  • Metro Café : parfait pour prendre un petit-déjeuner ou boire un verre, face à la Plaza 25 de Mayo.

Conclusion

Nous voici arrivés à la fin de notre périple en Bolivie. Ce voyage a été un grand enchantement aussi bien en terme de paysages que de culture.

Evidemment, la Nature est omniprésente, offrant des paysages à couper le souffle. Les plateaux à 4000 mètres d’altitude deviennent presque « normaux » après deux semaines. Mais cela reste une expérience à vivre.

La culture inca est toujours vivante et c’est un émerveillement que de découvrir les vestiges de cette civilisation. Même si ce peuple n’est malheureusement plus présent, il vit toujours et nous enchante.

Vous l’aurez compris, la Bolivie nous a grandement enchanté. Et le périple n’est pas fini, car vous pouvez également vous régaler avec notre voyage au Pérou.

Voyage en Bolivie - Incahuasi

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