Oui, on peut se balader à vélo autour d’un volcan, et même en gravir certains : la chaîne des Puys en Auvergne, le Teide à Tenerife, les volcans de la Big Island d’Hawaï et ceux d’Islande sont accessibles par des routes ou des pistes cyclables. Les règles varient selon les sites : au puy de Dôme, par exemple, la route du sommet n’est ouverte aux cyclistes qu’à de rares occasions. Il faut donc vérifier l’accès avant de partir et prévoir un vélo adapté au dénivelé.
Pourquoi faire du vélo autour d’un volcan ?
Faire du vélo autour d’un volcan permet de traverser en une journée des paysages très différents : coulées de lave, forêts sur sols volcaniques, cratères, lacs de cratère et sources chaudes. Les routes qui montent sur les flancs offrent des pentes régulières et des points de vue étendus, appréciés des cyclistes sur route comme des vététistes.
Les volcans résultent de la remontée de magma à travers la croûte terrestre. Selon leur âge et leur type, ils forment des cônes réguliers, comme les puys d’Auvergne, ou d’immenses boucliers aux pentes douces, comme ceux d’Hawaï. Cette diversité se retrouve dans les itinéraires : courtes montées raides en Auvergne, ascensions de plusieurs heures à Tenerife ou à Hawaï.
Les sols volcaniques, riches en minéraux, portent aussi une végétation particulière : pins des Canaries sur les pentes du Teide, forêts tropicales humides sur les versants est de la Big Island, mousses sur les champs de lave islandais.
Le vélo à assistance électrique a rendu ces montées accessibles à un public plus large : il permet de gravir les pentes d’un volcan sans entraînement intensif. Pour choisir un modèle ou suivre les nouveautés, vous pouvez connaitre toute l’actualité des vélos électriques sur un site spécialisé.
Les meilleures destinations volcaniques pour le vélo
Quatre destinations se distinguent pour le vélo en terrain volcanique : l’Auvergne en France, Tenerife aux Canaries, la Big Island d’Hawaï et l’Islande. Elles diffèrent par l’altitude, la difficulté et la saison idéale.
| Destination | Point culminant | Type de pratique | Niveau | Meilleure période |
|---|---|---|---|---|
| Chaîne des Puys, Auvergne (France) | Puy de Dôme, 1 465 m | Route, VTT, VTT électrique | Facile à difficile | Mai à octobre |
| Tenerife (Espagne) | Teide, 3 715 m (sommet à pied) | Route | Difficile | Toute l’année, hors épisodes de neige |
| Big Island, Hawaï (États-Unis) | Mauna Kea, 4 207 m | Route, gravel | Très difficile | Toute l’année |
| Islande | Volcans du nord et du sud | Route, gravel, voyage itinérant | Moyen à difficile (météo) | Juin à août |
1. L’Auvergne et la chaîne des Puys, en France
L’Auvergne, au centre de la France, est la grande région volcanique de la métropole : la chaîne des Puys, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco en 2018 avec la faille de Limagne, aligne environ 80 volcans à l’ouest de Clermont-Ferrand. Les routes et chemins du Parc naturel régional des Volcans d’Auvergne se prêtent au vélo de route comme au VTT.
Le puy de Dôme (1 465 m) est le plus connu, mais sa route d’accès est réservée au train Panoramique des Dômes : elle n’ouvre aux cyclistes qu’exceptionnellement, lors d’événements ou de journées organisées. Le Tour de France y est revenu le 9 juillet 2023, sur une route fermée au public. Pour monter sans attendre ces dates, les cyclistes se reportent sur les cols et puys voisins, ou rejoignent le sommet à pied par le chemin des Muletiers.
Plus au sud, le massif du Sancy (puy de Sancy, 1 886 m, point culminant du Massif central) offre des montées routières vers le col de la Croix-Saint-Robert ou le col de Guéry, entre lacs volcaniques et estives. Les lacs Pavin, Chambon ou Guéry, d’origine volcanique, jalonnent les parcours : voir notre sélection des plus beaux lacs d’Auvergne.

2. Tenerife et le Teide, aux Canaries
Tenerife, dans l’archipel espagnol des Canaries, abrite le Teide (3 715 m), plus haut sommet d’Espagne et volcan central d’un parc national inscrit à l’Unesco. Plusieurs routes montent depuis la côte jusqu’à la caldeira de Las Cañadas, à plus de 2 000 m, ce qui en fait un lieu d’entraînement prisé des cyclistes professionnels.
Les montées traversent successivement les cultures du littoral, la forêt de pins des Canaries puis les champs de lave et de pierre ponce de la caldeira. Le sommet du Teide n’est pas accessible à vélo : il se rejoint en téléphérique puis à pied, l’accès au cratère étant soumis à un permis délivré par le parc national. Prévoyez des vêtements chauds : il peut faire froid et venteux en altitude, même quand il fait chaud sur la côte.
3. La Big Island d’Hawaï, aux États-Unis
La Big Island (île d’Hawaï) compte cinq volcans, dont deux parmi les plus actifs du monde, le Kīlauea et le Mauna Loa. Ses routes traversent des champs de lave récents, des forêts humides et des plages de sable noir, et le Hawaiʻi Volcanoes National Park se parcourt en partie à vélo sur ses routes ouvertes.
La montée vers le sommet du Mauna Kea (4 207 m), point culminant de l’île, est réservée aux cyclistes très expérimentés : plus de 4 000 m de dénivelé depuis la côte, des pentes très raides dans la partie haute, une section non goudronnée et le manque d’oxygène en altitude. Les conditions d’accès au sommet et l’état de la route sont publiés par les autorités qui gèrent le Mauna Kea.
4. L’Islande et la route circulaire
L’Islande se découvre à vélo par la route circulaire (route 1), longue d’environ 1 300 km, qui fait le tour de l’île et passe à proximité de nombreux sites volcaniques. Au nord, le lac Mývatn et le champ géothermique de Hverir sont directement desservis par la route 1 ; au sud, le volcan Hekla se rejoint par des routes secondaires.
Le vent, la pluie et les températures fraîches, même en été, rendent le voyage exigeant. Les pistes des hautes terres (routes F) sont réservées aux véhicules adaptés et aux cyclistes équipés, et ne sont ouvertes qu’en plein été. Consultez les prévisions et l’état des routes avant chaque étape, ainsi que les alertes liées à l’activité volcanique de la péninsule de Reykjanes.
Comment bien préparer une balade à vélo autour d’un volcan ?
Pour préparer une balade à vélo autour d’un volcan, vérifiez d’abord que l’itinéraire est ouvert aux cyclistes, puis adaptez votre condition physique, votre vélo et votre équipement au dénivelé et à l’altitude. Les régions volcaniques combinent souvent fortes pentes, météo changeante et peu de points d’eau.
Faire une préparation physique
- Roulez régulièrement sur des parcours vallonnés les semaines précédentes, en augmentant progressivement le dénivelé.
- Renforcez les jambes et le tronc (squats, fentes, montées de marches) pour mieux encaisser les montées et les descentes.
- À défaut de relief près de chez vous, un home-trainer permet de simuler des pourcentages de pente.
- Au-dessus de 2 500 m, comme au Teide ou au Mauna Kea, montez à un rythme modéré : l’altitude réduit les capacités et peut provoquer maux de tête et nausées.
Avoir un équipement adapté
- Choisissez le vélo selon le terrain : vélo de route pour les montées goudronnées, VTT ou gravel pour les pistes de cendres et de lave.
- Vérifiez freins, pneus, chaîne et vitesses avant de partir : les longues descentes sollicitent fortement les freins. Emportez chambres à air, pompe et kit de réparation.
- Portez un casque et, en VTT sur terrain technique, des genouillères et des coudières : la roche volcanique est très abrasive en cas de chute.
Penser à l’hydratation et à l’alimentation
- Emportez assez d’eau pour toute la sortie, en bidons ou en poche à eau : les points d’eau sont rares sur les flancs des volcans.
- Prévoyez des en-cas faciles à manger en roulant (barres, fruits secs, gels) et mangez régulièrement.
Préparer l’itinéraire
- Utilisez une carte détaillée et un GPS ou une application de cyclisme, et téléchargez la trace hors connexion : le réseau est souvent absent en altitude.
- Repérez à l’avance les points d’intérêt, les points d’eau, les refuges et les possibilités de repli.
- Renseignez-vous sur les règles locales : routes fermées aux vélos, sentiers interdits au VTT dans les zones protégées, permis d’accès.
Assurer sa sécurité
- Informez un proche de votre itinéraire et de votre heure de retour prévue.
- Consultez la météo et, pour les volcans actifs, les bulletins de l’observatoire volcanologique local avant de partir.
- Emportez une couche chaude, un coupe-vent et une trousse de premiers secours : la température baisse vite avec l’altitude.
Après l’effort, une baignade dans un lac est souvent la meilleure récompense : retrouvez notre sélection des plus beaux lacs de France pour se baigner.
Questions fréquentes
Peut-on monter au sommet du puy de Dôme à vélo ?
Pas librement. La route du sommet est réservée au train Panoramique des Dômes et n’ouvre aux cyclistes qu’à l’occasion d’événements ponctuels. Le reste de l’année, on peut monter à pied par le chemin des Muletiers ou prendre le train.
Quand le Tour de France est-il monté au puy de Dôme ?
Le Tour de France est revenu au sommet du puy de Dôme le 9 juillet 2023, lors de la 9e étape, pour la première fois depuis 1988. La route était fermée au public pour l’occasion.
Peut-on monter au sommet du Teide à vélo ?
Non. Les routes du parc national du Teide montent à plus de 2 000 m, mais le sommet (3 715 m) se rejoint en téléphérique puis à pied, avec un permis délivré par le parc pour accéder au cratère.
Quel vélo choisir pour rouler autour d’un volcan ?
Un vélo de route convient aux montées goudronnées, comme au Teide ou dans le Sancy. Pour les pistes de cendres et de lave, préférez un VTT ou un gravel. L’assistance électrique rend les fortes pentes accessibles sans entraînement intensif.
Sources et vérifications
Informations vérifiées en octobre 2026.




