Archives : ces articles décrivent la Russie telle que nous l’avons découverte avant 2022. Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères déconseille aujourd’hui formellement tout déplacement dans le pays. Conseils aux voyageurs.
Récit publié en 2019, conservé en archive. Il ne reflète pas la situation actuelle : les voyages en Russie sont formellement déconseillés par le ministère des Affaires étrangères.
La carte Troika est la carte de transport sans contact de Moscou : en 2019, elle donnait accès au métro, aux bus, aux tramways et aux trolleybus de la capitale russe, à un tarif par trajet plus bas que le ticket à l’unité. C’est elle que j’utilisais pour circuler dans la ville, et notamment pour découvrir le métro de Moscou et ses stations, dont la réputation a fait le tour du monde.
Les informations ci-dessous (prix, points de vente, services) correspondent à la situation de 2019 et n’ont pas été mises à jour.
Qu’est-ce que la carte Troika de Moscou ?
La carte Troika est une carte en plastique rechargeable, à technologie sans contact, comparable au passe Navigo des transports parisiens. Elle a été lancée en 2013 par la ville de Moscou pour unifier les titres de transport des différents réseaux et réduire l’usage des tickets papier jetables.

Elle devient intéressante dès que l’on reste quelques jours et que l’on prend souvent les transports en commun. Dans une ville comme Moscou, l’une des plus embouteillées d’Europe, le métro fait gagner un temps considérable. La carte est d’ailleurs très répandue chez les Moscovites eux-mêmes.
Combien coûtait la carte Troika en 2019 ?
En 2019, la carte Troika coûtait 50 roubles, soit environ 0,70 € à l’époque, versés sous forme de caution : en rendant la carte, on récupérait ces 50 roubles.
Si l’on voulait la garder en souvenir, la caution était vite amortie : avec l’économie réalisée sur chaque trajet (voir plus bas), 3 trajets suffisaient à la rembourser.
Où acheter la carte Troika ?
En 2019, on pouvait se procurer la carte Troika à plusieurs endroits :
- au guichet de n’importe quelle station de métro ;
- dans un point de vente de l’opérateur Mosgotrans, au niveau des distributeurs automatiques ;
- dans une boutique Svyaznoy (Связной en cyrillique), chaîne de magasins d’électronique présente dans les gares et les aéroports.
Mon conseil pour l’acheter au guichet : dites « troïka kart, pajalousta », c’est-à-dire « la carte Troika, s’il vous plaît ». L’agent comprend tout de suite, et ce petit effort en russe est toujours apprécié.
Quels étaient les tarifs avec la carte Troika ?
En 2019, un trajet payé avec la carte Troika coûtait 38 roubles, contre 55 roubles avec un ticket à l’unité, et ce tarif s’appliquait à l’ensemble du réseau de transports en commun de Moscou.
Concrètement, utiliser la carte Troika revenait à acheter un carnet de 40 trajets, avec un avantage : on choisissait soi-même le montant chargé sur la carte.
Comment recharger sa carte Troika ?
Une carte Troika neuve devait être chargée avant le premier trajet. Au guichet, en donnant 500 roubles à l’achat, on obtenait un crédit de 450 roubles (une fois la caution de 50 roubles déduite), soit 11 trajets. Le crédit maximal était de 3 000 roubles, soit 78 trajets.
Pour recharger la carte, plusieurs solutions existaient :
- les guichets du métro, comme pour l’achat ;
- les bornes automatiques du métro ;
- les boutiques d’électronique Svyaznoy ;
- les points de vente de l’Aeroexpress des aéroports de Moscou ;
- les boutiques de l’opérateur de téléphonie russe MegaFon.
Je recommandais les bornes automatiques du métro : on y attendait très rarement, et elles fonctionnaient en anglais. Autre détail pratique, en passant les portiques du métro, l’écran affichait le solde restant sur la carte.

Que permettait la carte Troika ?
Le premier avantage de la carte Troika était l’accès à tous les transports en commun de Moscou, métro, tramways, bus et trolleybus, sans avoir à acheter un billet à chaque trajet.
- Aeroexpress : la carte permettait aussi de prendre les trains Aeroexpress vers ou depuis les 3 aéroports de la ville (Cheremetievo, Domodedovo et Vnoukovo), à condition d’avoir un crédit suffisant.
- Vélos en libre-service : elle donnait accès au service de vélos publics, qui comptait environ 300 stations dans la ville. Une balade à vélo le long de la Moskova ou dans le parc de Loujniki est une façon agréable de découvrir Moscou.
- Validité : la carte elle-même n’avait pas de date de péremption, et l’argent chargé restait valable 5 ans après la dernière recharge. On pouvait donc la réutiliser lors d’un voyage suivant.
- Plusieurs voyageurs : une même carte pouvait servir à plusieurs personnes, en la passant au portique autant de fois qu’il y avait de passagers.
Pour moi, c’était la meilleure façon de se déplacer à Moscou : 3 minutes pour acheter et charger la carte, et plus besoin de penser aux titres de transport. Elle ne donnait pas accès, bien sûr, au mystérieux métro 2 de Moscou.
Voici la vidéo de promotion de la carte diffusée à l’époque par les autorités moscovites :
Nos autres récits de voyage en Russie sont rassemblés sur notre page consacrée à la Russie, dont la visite du Kremlin de Moscou.
Sources et vérifications
Informations vérifiées en octobre 2026.




