Islande

Partir en Islande : paysages, aurores, sources chaudes et conseils

Partir en Islande : paysages, aurores, sources chaudes et conseils

Partir en Islande, c’est rejoindre en un peu plus de 3 heures de vol depuis Paris une île volcanique de l’Atlantique Nord où se succèdent glaciers, cascades, champs de lave, fjords et sources chaudes. L’été (juin à août) offre des jours très longs et l’accès aux pistes des Hautes Terres ; l’hiver, de septembre à avril, est la saison des aurores boréales. Pour un premier voyage, le Cercle d’Or et la côte sud se visitent facilement depuis Reykjavík.

Pourquoi partir en Islande ?

L’Islande attire pour la concentration de paysages volcaniques et glaciaires sur une île à peine plus grande que le Portugal : en une journée de route, vous pouvez voir une cascade, une plage de sable noir, une langue glaciaire et un champ de lave. C’est aussi une destination sûre, bien équipée pour les voyageurs indépendants et facile à parcourir en voiture.

Le pays compte environ 400 000 habitants, dont plus de la moitié vivent dans la région de Reykjavík. En dehors de la capitale, les villages sont petits et les distances entre stations-service parfois longues, ce qui fait partie du dépaysement. Pour partir en voyage sereinement en Islande, il faut surtout anticiper la météo, qui change vite, et réserver tôt les hébergements en été.

Quels paysages voir en Islande ?

Les paysages emblématiques de l’Islande sont les glaciers du sud-est, les grandes cascades, les fjords de l’ouest et de l’est et les zones géothermales. Les sites les plus connus se trouvent le long de la route 1, accessibles toute l’année avec un véhicule adapté à la saison.

Le Vatnajökull et la lagune de Jökulsárlón

Le Vatnajökull couvre une large part du sud-est de l’Islande et forme le cœur du parc national du Vatnajökull, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco en 2019. Ses langues glaciaires descendent jusqu’à la plaine côtière. À Jökulsárlón, des icebergs détachés du glacier dérivent dans une lagune avant de rejoindre l’océan, et s’échouent sur la plage voisine, surnommée « Diamond Beach ». Les randonnées sur glacier se font uniquement avec un guide équipé.

Les cascades : Gullfoss, Seljalandsfoss, Skógafoss

Gullfoss, sur la rivière Hvítá, tombe en deux paliers dans un canyon et fait partie du Cercle d’Or, à environ 2 heures de route de Reykjavík. Sur la côte sud, Seljalandsfoss se contourne par un sentier qui passe derrière la chute, et Skógafoss se voit depuis le pied ou depuis un escalier qui mène à son sommet. Prévoyez un vêtement imperméable : les embruns mouillent vite.

Les fjords et les zones géothermales

Les fjords de l’Ouest (Vestfirðir) et de l’Est sont moins fréquentés que la côte sud, avec des routes plus lentes et des villages de pêcheurs. Dans le nord, la région du lac Mývatn réunit cratères, champs de lave et solfatares fumantes, comme à Hverir. Notre récit de circuit dans le nord de l’Islande détaille ces étapes.

Paysage islandais de montagnes et de plaine volcanique sous un ciel nuageux

Quand voir les aurores boréales en Islande ?

Les aurores boréales sont visibles en Islande de septembre à avril, lorsque les nuits sont assez sombres. Elles demandent trois conditions : une activité solaire suffisante, un ciel dégagé et l’absence de pollution lumineuse. Les prévisions de l’Office météorologique islandais (Veðurstofa Íslands) indiquent chaque jour la couverture nuageuse et l’intensité attendue.

Depuis Reykjavík, des excursions en bus ou en petit groupe emmènent chaque soir les voyageurs vers des sites sombres et les déplacent selon la météo ; si les aurores ne se montrent pas, beaucoup d’opérateurs proposent de revenir gratuitement un autre soir. En voiture de location, vous gagnez en liberté, mais restez prudent : routes verglacées, vent fort et ne vous arrêtez jamais sur la chaussée pour photographier. Les mois d’octobre et de mars, autour des équinoxes, combinent souvent nuits noires et routes plus praticables qu’au cœur de l’hiver.

Où se baigner dans les sources chaudes ?

L’Islande compte de nombreuses piscines géothermiques, des grands spas aménagés aux bassins naturels en pleine campagne ; presque chaque village possède sa piscine publique chauffée par la géothermie. Une règle s’applique partout : douche complète sans maillot avant d’entrer dans l’eau.

Source chaudeRégionStyleÀ savoir
Blue LagoonPéninsule de Reykjanes, près de l’aéroport de KeflavíkSpa aménagé, eau laiteuse riche en siliceRéservation en ligne obligatoire ; fermetures possibles en cas d’activité volcanique
Secret Lagoon (Gamla Laugin)Flúðir, près du Cercle d’OrBassin naturel, ambiance simplePlus ancienne piscine d’Islande, créée en 1891
Mývatn Nature BathsLac Mývatn, nordLagune géothermale aménagéeÉtape pratique d’un tour de l’île
VítiCaldeira de l’Askja, Hautes TerresLac de cratère tièdeAccessible seulement l’été par pistes F ; baignade soumise aux conditions et aux consignes locales

Le Blue Lagoon se trouve à Svartsengi, dans une zone où des éruptions se répètent depuis fin 2023 près de Grindavík. Des digues protègent le site, mais il ferme temporairement lors des épisodes volcaniques : consultez son site et SafeTravel juste avant votre visite.

Quelles activités de plein air en Islande ?

L’Islande se prête à la randonnée, au kayak, au snorkeling, à l’observation de la faune et, pour les cyclistes entraînés, au vélo. La saison idéale pour la plupart de ces activités va de juin à septembre, quand les sentiers sont dégagés et les pistes des Hautes Terres ouvertes.

  • La randonnée : le trek du Laugavegur, de Landmannalaugar à Þórsmörk, se parcourt en plusieurs jours sur environ 55 km, en été uniquement. Des balades plus courtes partent de Skaftafell, dans le parc du Vatnajökull.
  • Le snorkeling et la plongée à Silfra : dans le parc national de Þingvellir, cette faille remplie d’eau glaciaire très claire se trouve dans la zone de rift entre les plaques nord-américaine et eurasienne. La sortie se fait obligatoirement avec un opérateur agréé, en combinaison étanche.
  • L’observation des baleines : départs depuis Húsavík, dans le nord, et depuis Reykjavík.
  • Les macareux : ils nichent sur les falaises côtières, par exemple à Dyrhólaey ou Látrabjarg, environ de mai à août.
  • Le vélo : possible sur la route 1 et les pistes, mais le vent et la météo en font une aventure réservée aux cyclistes équipés et expérimentés.
  • Le kayak : sorties guidées dans les fjords ou sur les lagunes glaciaires.

Le renard arctique, seul mammifère terrestre originaire de l’île, s’observe plus facilement dans la réserve de Hornstrandir, dans les fjords de l’Ouest.

Comment organiser son voyage en Islande ?

La façon la plus simple de découvrir l’Islande est l’autotour : vous atterrissez à l’aéroport de Keflavík, à environ 50 km de Reykjavík, louez une voiture et suivez la route 1. Une semaine permet de voir le Cercle d’Or et la côte sud jusqu’à Jökulsárlón ; 10 à 14 jours sont conseillés pour le tour complet.

  1. Louez le bon véhicule : une voiture classique suffit en été sur la route 1, un 4x4 est exigé sur les pistes F des Hautes Terres. Notre guide explique comment louer sa voiture pour un autotour en Islande.
  2. Réservez tôt les hébergements en été, peu nombreux hors de Reykjavík.
  3. Consultez chaque jour la météo (vedur.is), l’état des routes (umferdin.is) et les alertes de SafeTravel.
  4. Prévoyez un budget élevé : l’Islande est l’un des pays les plus chers d’Europe, surtout pour la restauration ; la monnaie est la couronne islandaise (ISK) et la carte bancaire est acceptée presque partout.
  5. Habillez-vous en couches : vêtements chauds, coupe-vent imperméable et chaussures de marche, même en été.

Pour vous inspirer, lisez le récit de la première étape de notre road trip en Islande, puis retrouvez tous nos articles sur notre page consacrée à l’Islande.

Questions fréquentes

Quelle est la meilleure période pour partir en Islande ?

L’été, de juin à août, offre des jours très longs, des températures plus douces et l’ouverture des pistes des Hautes Terres. De septembre à avril, les nuits noires permettent de voir les aurores boréales, mais les routes sont parfois enneigées.

Faut-il un passeport pour aller en Islande ?

Non pour les Français. L’Islande fait partie de l’espace Schengen : une carte nationale d’identité ou un passeport en cours de validité suffit. Vérifiez les conditions sur le site du ministère des Affaires étrangères avant le départ.

Le Blue Lagoon est-il ouvert malgré les éruptions ?

Le Blue Lagoon, situé près de Grindavík sur la péninsule de Reykjanes, rouvre après chaque épisode éruptif mais peut fermer temporairement en cas d’activité volcanique. Consultez son site officiel et SafeTravel quelques jours avant votre visite.

Combien de jours faut-il pour faire le tour de l’Islande ?

Comptez 10 à 14 jours pour parcourir la route 1, longue d’environ 1 300 km, avec des arrêts aux principaux sites. En une semaine, mieux vaut se concentrer sur le Cercle d’Or et la côte sud jusqu’à Jökulsárlón.

Peut-on voir des aurores boréales depuis Reykjavík ?

Oui lors des fortes activités, mais l’éclairage urbain les atténue. Pour de meilleures chances, éloignez-vous de quelques dizaines de kilomètres, vers Þingvellir ou la péninsule de Reykjanes, par ciel dégagé et entre septembre et avril.

Sources et vérifications

Informations vérifiées en octobre 2026.

Nicolas

Fondateur de Votre Carnet de Voyage, voyage et écrit depuis 2017. Notre charte éditoriale

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