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Visa gratuit pour Saint-Pétersbourg : le e-visa de 2019 expliqué

Visa gratuit pour Saint-Pétersbourg : le e-visa de 2019 expliqué

Archives : ces articles décrivent la Russie telle que nous l’avons découverte avant 2022. Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères déconseille aujourd’hui formellement tout déplacement dans le pays. Conseils aux voyageurs.

Récit publié en 2019, conservé en archive. Il ne reflète pas la situation actuelle : les voyages en Russie sont formellement déconseillés par le ministère des Affaires étrangères.

À partir du 1er octobre 2019, les ressortissants de 53 pays, dont la France, ont pu demander un visa électronique gratuit pour visiter Saint-Pétersbourg et la région de Leningrad, en Russie. Ce e-visa unique, valable 30 jours pour un séjour de 8 jours au plus, se demandait en ligne au moins 4 jours avant l’arrivée, sans passer par un centre de visa ni fournir d’invitation.

Pourquoi la Russie a-t-elle créé un visa gratuit pour Saint-Pétersbourg ?

En 2019, la Fédération de Russie cherchait à augmenter sa fréquentation touristique après la Coupe du monde de football de 2018, et l’obtention du visa restait le principal frein pour les visiteurs européens. Le visa classique demandait alors 2 à 3 semaines de préparation, une invitation et un passage en centre de visa, pour un coût de plusieurs dizaines d’euros.

Avec un patrimoine considérable, l’ancienne capitale impériale avait de solides arguments pour attirer les visiteurs. Simplifier l’accès au pays était le premier levier, et Saint-Pétersbourg, deuxième ville de Russie, a servi de vitrine à ce nouveau dispositif.

Pont levé sur la Neva la nuit à Saint-Pétersbourg, en Russie
Le lever des ponts sur la Neva, à Saint-Pétersbourg

Que prévoyait le décret sur le visa électronique ?

Le décret signé en 2019 instaurait une procédure d’entrée et de sortie simplifiée pour les étrangers passant par les points de contrôle frontaliers situés à Saint-Pétersbourg et dans la région de Leningrad. Le visa existait toujours, mais il devenait électronique et surtout gratuit, sans aucun frais consulaire.

Selon le texte, il s’agissait de mettre en place « une procédure d’entrée dans la Fédération de Russie et le départ de celle-ci des ressortissants étrangers par des points de contrôle situés aux frontières du pays et sur les territoires de Saint-Pétersbourg et de la région de Leningrad ». Le visa couvrait les voyages à but touristique, humanitaire ou d’affaires, pour une entrée unique.

Les points d’entrée autorisés comprenaient l’aéroport de Poulkovo, les ports maritimes de Saint-Pétersbourg et de Vyssotsk, ainsi que plusieurs postes routiers à la frontière finlandaise et estonienne, comme Ivangorod ou Torfianovka. Le train n’était en revanche pas admis comme mode d’entrée avec ce visa.

Les environs immédiats de la ville de Pierre le Grand restaient accessibles, puisqu’ils font partie de la région de Leningrad. C’était le cas du palais de Peterhof et de ses fontaines, au bord du golfe de Finlande.

Grande Cascade et façade dorée du palais de Peterhof, près de Saint-Pétersbourg
La Grande Cascade du palais de Peterhof

Quels pays étaient concernés par le visa gratuit de Saint-Pétersbourg ?

En 2019, 53 nationalités pouvaient prétendre au e-visa de Saint-Pétersbourg, dont la France, la Belgique, la Suisse et la plupart des pays européens, mais pas les États-Unis. Tout le monde n’était donc pas éligible : la Russie ouvrait ses portes progressivement, région par région.

Saint-Pétersbourg n’était pas la première région à bénéficier de cette mesure. Depuis le 1er juillet 2019, l’enclave de Kaliningrad, coincée entre la Lituanie et la Pologne, proposait déjà un visa électronique comparable. Avant elle, l’Extrême-Orient russe, autour de Vladivostok, avait ouvert un e-visa dès 2017, réservé à son lancement à 18 pays, pour la plupart asiatiques ou du Moyen-Orient, comme le Japon ou la Chine.

RégionLancement du e-visaPays éligibles au lancement
Extrême-Orient (Vladivostok)201718 pays, hors Europe
Région de Kaliningrad1er juillet 201953 pays
Saint-Pétersbourg et région de Leningrad1er octobre 201953 pays, dont la France
Dôme doré et colonnade de la cathédrale Saint-Isaac à Saint-Pétersbourg
La cathédrale Saint-Isaac, à Saint-Pétersbourg

Pour d’autres monuments de la ville, comme la cathédrale Notre-Dame-de-Kazan, voir notre page consacrée à la Russie.

Quelles étaient les conditions pour obtenir ce visa gratuit ?

Le e-visa de Saint-Pétersbourg ne donnait accès qu’à la ville et à la région de Leningrad, pour un séjour de 8 jours au maximum dans une période de validité de 30 jours. Il était impossible, avec ce document, de poursuivre le voyage vers Moscou ou une autre région de Russie, et il fallait ressortir par un point de contrôle de la même région.

Notre version initiale de cet article indiquait qu’une confirmation d’accueil délivrée par un voyagiste russe restait exigée. C’était une erreur : contrairement au visa classique, le visa électronique ne demandait ni invitation, ni confirmation de prise en charge, ni rendez-vous consulaire.

Façade bleue et blanche du palais Catherine à Pouchkine, près de Saint-Pétersbourg
Le palais Catherine, à Pouchkine

Comment faisait-on la demande en 2019 ?

La demande se faisait entièrement en ligne, sur le site du département consulaire du ministère russe des Affaires étrangères, en remplissant un formulaire et en y joignant une photo d’identité numérique conforme aux standards indiqués. Il n’y avait plus besoin de se rendre dans un centre de visa.

Pour accéder au formulaire, il fallait visiter le site consulaire officiel, puis choisir le visa électronique et la région concernée. Les étapes étaient les suivantes :

  1. remplir le formulaire en ligne avec les informations du passeport et les dates du séjour ;
  2. télécharger une photo d’identité numérique ;
  3. envoyer la demande au plus tard 4 jours avant la date d’arrivée prévue ;
  4. imprimer le visa électronique reçu et le présenter au point de contrôle à l’entrée.

Au moment où nous écrivions ces lignes, en septembre 2019, le formulaire n’était pas encore en ligne : il devait ouvrir avec l’entrée en vigueur du dispositif, le 1er octobre 2019.

Questions fréquentes

Le visa électronique de Saint-Pétersbourg était-il vraiment gratuit ?

Oui. Le e-visa lancé le 1er octobre 2019 pour Saint-Pétersbourg et la région de Leningrad ne comportait aucun frais consulaire, contrairement au visa touristique classique, qui coûtait alors plusieurs dizaines d’euros.

Combien de temps pouvait-on rester à Saint-Pétersbourg avec le e-visa ?

Le visa électronique était valable 30 jours à compter de sa délivrance, mais il ne permettait qu’un séjour de 8 jours au maximum, avec une seule entrée.

Fallait-il une lettre d’invitation pour le e-visa de Saint-Pétersbourg ?

Non. Le visa électronique ne demandait ni invitation, ni confirmation d’accueil par un voyagiste, ni rendez-vous consulaire. Un formulaire en ligne et une photo d’identité numérique suffisaient.

Pouvait-on aller à Moscou avec le e-visa de Saint-Pétersbourg ?

Non. Ce visa limitait le séjour à Saint-Pétersbourg et à la région de Leningrad. Pour visiter Moscou ou d’autres régions, il fallait un visa classique.

Sources et vérifications

Informations vérifiées en octobre 2026.

Nicolas

Fondateur de Votre Carnet de Voyage, voyage et écrit depuis 2017. Notre charte éditoriale

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