Notre road trip au Canada de Québec à Toronto a duré 15 jours, en avril 2014 : 5 nuits à Montréal, 2 jours de voiture à travers les Laurentides et la Mauricie jusqu’à Québec, 4 nuits dans la capitale provinciale, puis un vol vers Toronto et une journée aux chutes du Niagara. Au printemps, les lacs sont encore gelés mais c’est la saison des cabanes à sucre. Voici l’itinéraire, nos coups de cœur, nos hébergements et notre budget, avec des infos pratiques mises à jour en 2026.

Le Canada ne figurait pas en haut de notre liste d’envies, et nous ne l’avons pas regretté une seconde. C’était notre premier voyage sur le continent américain, à trois avec ma petite sœur. Sur place, les écureuils sont partout, aussi communs que nos pigeons, et les grands parcs occupent une place énorme dans les villes.


Quel itinéraire pour un road trip de Québec à Toronto ?
L’itinéraire le plus simple pour un premier road trip au Canada part de Montréal, monte vers Québec par la route des Laurentides et de la Mauricie, puis rejoint Toronto en avion ou par l’autoroute 401 (environ 800 km depuis Québec), avec une journée aux chutes du Niagara à environ 130 km de Toronto. En 15 jours, ce parcours donne un bon aperçu du Québec et d’une petite partie de l’Ontario.
Nous avons fait le choix de ne garder la voiture que pour le tronçon Montréal–Québec, le plus beau à parcourir. Entre Québec et Toronto, nous avons pris un vol de Porter Airlines, puis le bus pour Niagara. Voici notre découpage :
| Étape | Durée | Transport | À ne pas manquer |
|---|---|---|---|
| Montréal | 5 nuits | Bus 747, métro, à pied | Mont Royal, Plateau, Biodôme, Montréal souterrain |
| Laurentides et Mauricie | 2 jours, 1 nuit à Shawinigan | Voiture de location | Sainte-Agathe-des-Monts, Mont-Tremblant, cabanes à sucre |
| Québec | 4 nuits | À pied, bus, voiture pour les environs | Vieux-Québec, Château Frontenac, plaines d’Abraham, chute Montmorency, Wendake |
| Toronto | 3 nuits | Vol Québec–Toronto, puis métro et tramway | Kensington Market, St. Lawrence Market, CN Tower |
| Chutes du Niagara | 1 journée | Bus depuis Toronto | Fer à cheval, Skylon Tower |
Pour les formalités (AVE, assurance, saison), voyez notre guide pour préparer son voyage au Canada, et toutes nos pages sur la destination Canada.
Première étape : que voir à Montréal en 5 jours ?
Montréal mérite 4 à 5 jours : on y voit le parc du Mont-Royal, le Plateau-Mont-Royal et ses escaliers extérieurs, le quartier chinois, le parc Jean-Drapeau avec la Biosphère, le Biodôme dans l’ancien vélodrome olympique et le réseau souterrain. C’est une ville à mi-chemin entre une capitale européenne et une ville américaine, et c’est probablement là que je poserais mes valises si je devais un jour m’installer au Québec.
Après 8 heures de vol et une main broyée par ma sœur pendant de fortes turbulences, nous avons atterri à l’aéroport Montréal-Trudeau.
Comment aller de l’aéroport Montréal-Trudeau au centre-ville ?
La ligne de bus 747 de la STM relie l’aéroport au centre-ville, avec des départs toutes les 10 à 20 minutes en journée selon la STM. En 2026, le billet coûte 11,25 $ et vaut passe de 24 heures consécutives sur le bus et le métro de la zone A. À bord, seule la monnaie exacte en pièces est acceptée : les billets de banque sont refusés. Le trajet prend de 45 minutes à plus d’une heure selon la circulation. Depuis le 26 janvier 2026, le terminus est à l’angle du boulevard René-Lévesque et de la rue Berri, près de la station Berri-UQAM.

Nous avions loué un appartement Airbnb sur le Plateau-Mont-Royal, un quartier branché que je vous recommande. Si vous cherchez un logement sur place, lisez notre article sur où trouver un appartement abordable à Montréal.









Le parc du Mont-Royal
Le parc du Mont-Royal est le Central Park de Montréal : un grand espace naturel protégé, aménagé sur la montagne qui domine la ville, avec des belvédères d’où l’on voit tout le centre-ville. On y trouve le lac aux Castors, que nous avons vu gelé. L’hiver, on y fait du ski de fond ; l’été, c’est le lieu de rendez-vous des familles et des amis, pour le vélo, la course à pied, la sieste et le pique-nique sur les pelouses.





Le Plateau-Mont-Royal
Le Plateau-Mont-Royal est le quartier le plus tendance de Montréal, et le plus agréable pour sortir et flâner. On y voit les maisons typiques montréalaises, avec leurs escaliers extérieurs en fer et leurs façades qui mêlent la pierre grise et des couleurs vives. L’art urbain est partout au détour des rues, et plusieurs parcs ponctuent le quartier. Nous y logions, et ça a été mon coup de cœur.





Le quartier chinois de Montréal
Le quartier chinois de Montréal s’est formé à la fin du XIXe siècle avec l’arrivée d’immigrés chinois, dont beaucoup avaient travaillé à la construction du chemin de fer transcontinental ; des familles vietnamiennes s’y sont installées plus tard. On le reconnaît à ses grandes portes de style chinois (paifang). On y trouve bibelots, mangas et vêtements, et il faut y manger au moins une fois.

L’île Sainte-Hélène et la Biosphère
L’île Sainte-Hélène, dans le parc Jean-Drapeau, fait face au Vieux-Montréal et se rejoint en métro (station Jean-Drapeau). Elle a accueilli l’Exposition universelle de 1967, « Terre des Hommes ». Le pavillon des États-Unis de l’Expo 67, une grande sphère géodésique, est devenu la Biosphère, un musée consacré à l’environnement géré aujourd’hui par Espace pour la vie. Nous y avons passé une matinée ; le complexe aquatique était fermé à cette période de l’année. Les horaires varient selon la saison : vérifiez-les sur le site officiel avant d’y aller.


Le Biodôme de Montréal
Le Biodôme de Montréal occupe l’ancien vélodrome des Jeux olympiques de 1976, d’où sa forme de soucoupe. Il reconstitue 5 écosystèmes des Amériques : la forêt tropicale humide, l’érablière des Laurentides, le golfe du Saint-Laurent, les côtes du Labrador et les îles subantarctiques. Il a rouvert en 2020 après deux ans de réaménagement. Comptez 2 à 3 heures de visite ; les enfants adorent. En 2014, l’entrée adulte coûtait environ 20 $ : consultez les tarifs actuels sur le site d’Espace pour la vie.

Le Montréal souterrain (RÉSO)
Le Montréal souterrain, ou RÉSO, est un réseau piétonnier de plus de 30 km de couloirs qui relie stations de métro, galeries commerciales, bureaux et hôtels du centre-ville. En plein hiver, quand le thermomètre descend sous les -20 °C, les Montréalais passent de leur immeuble au bureau ou aux commerces sans sortir. Les couloirs, très blancs et très propres, nous ont fait penser à des blocs opératoires. Les galeries abritent des boutiques de tous les prix, et à midi les employés de bureau viennent s’y restaurer.




Les Canadiens de Montréal, la légende du hockey
Les Canadiens de Montréal, surnommés les « Habs », sont l’équipe de hockey de la ville, et le hockey est au Canada ce que le football est chez nous. Ils jouent au Centre Bell. Nous n’avons pas pu voir de match : les séries éliminatoires venaient de commencer et les rares places restantes se négociaient autour de 500 $. Nous nous sommes consolés avec un tour du Centre Bell et de la boutique du club, où l’on peut même acheter une rondelle utilisée en match.




De Montréal à Québec en voiture par les Laurentides
Pour relier Montréal à Québec, nous avons pris 48 heures par les Laurentides et la Mauricie au lieu des 3 heures environ de l’autoroute 40 directe (environ 250 km). Ce détour passe par Sainte-Agathe-des-Monts, Mont-Tremblant, Shawinigan et Trois-Rivières, à travers forêts et lacs, et permet de s’arrêter dans une cabane à sucre au printemps. Nous voulions aussi rejoindre ma sœur, installée de son côté dans une famille d’accueil à Québec.
Louer une voiture au Québec
Nous avons loué une voiture dans le centre de Montréal et l’avons rendue à l’aéroport de Québec : une Dodge Avenger blanche, le modèle qu’utilise aussi la police, avec boîte automatique, beaucoup de place à l’arrière et un grand coffre pour nos valises.

Chez les loueurs du centre-ville, on nous demandait environ 600 $ pour 3 jours, ce qui dépassait notre budget. En comparant en ligne, notamment sur Rentalcars.com, nous avons trouvé un véhicule équivalent pour 200 $. Ces prix datent de 2014 : comparez plusieurs mois à l’avance, surtout en été.
La conduite ne pose pas de difficulté, avec quelques différences à connaître :
- Les feux sont placés de l’autre côté du carrefour : la première fois, on risque de s’arrêter en plein milieu.
- Aux arrêts toutes directions, le premier arrivé repart le premier. Tout le monde respecte la règle, et la circulation reste fluide.
- Les routes sont très larges : une route régionale ressemble à une grande nationale française.
- Sur certaines routes, attention aux animaux qui traversent, notamment les cerfs et les orignaux.
Petite vidéo pour se mettre dans l’ambiance :
Sainte-Agathe-des-Monts
Sainte-Agathe-des-Monts, dans les Laurentides, à environ 1 heure au nord de Montréal, est une petite ville au bord du grand lac des Sables. Nous y avons fait notre pause déjeuner, face au lac encore gelé en avril. Elle vaut l’arrêt.




Nous avons ensuite traversé la forêt par une route superbe, presque déserte à cette période, en passant par Mont-Tremblant, avant de dormir à Shawinigan. Le lendemain, nous avons continué par Trois-Rivières, ville industrielle moins charmante, pour arriver en fin de journée à Québec. Quelques photos du trajet :












Mont-Tremblant
La station de Mont-Tremblant, dans les Laurentides à environ 130 km au nord de Montréal, ressemble à un Disneyland de montagne : son village piéton aux façades colorées rappelle Main Street. C’est une station de ski haut de gamme, dont le sommet culmine à 875 m. Une télécabine gratuite relie le bas et le haut du village piéton, pratique pour avoir une vue d’ensemble. Le forfait de ski coûte cher : vérifiez les tarifs de la saison sur le site de la station.




Les cabanes à sucre
Une cabane à sucre est une petite maison en bois au milieu d’une érablière, où l’on transforme la sève d’érable au printemps et où l’on vient manger en famille. La saison des sucres va en général de mars à avril, quand la sève monte. On y goûte la tire d’érable : un sirop chaud versé sur la neige puis enroulé sur un bâtonnet, façon sucette. Nous en avons dégusté beaucoup trop, dans de jolies cabanes entourées d’érables.




Autrefois recueillie dans des seaux accrochés aux arbres, la sève, ou eau d’érable, circule aujourd’hui dans des tubulures sous vide qui relient les érables entre eux, comme des perfusions. Les acériculteurs la font ensuite bouillir pour obtenir le sirop, le sucre, le beurre et la tire d’érable. On y sert aussi des plats québécois traditionnels.



Quelques adresses de cabanes à sucre : la cabane à sucre Oswald (http://www.cabaneasucreoswald.ca/), la Sucrerie à l’eau d’érable (http://sucreriealeauderable.com/) et Aux Vieux Chênes (http://www.auxvieuxchenes.ca/). Vérifiez leurs dates d’ouverture avant de vous déplacer, la saison étant courte. Comme on dit là-bas : sucrez-vous le bec !
Shawinigan
Shawinigan, en Mauricie, au bord de la rivière Saint-Maurice, a été notre étape pour la nuit. La rivière y forme un large plan d’eau propice aux activités nautiques, encore gelé lors de notre passage. Le parc national de la Mauricie est tout proche, avec ses lacs, ses forêts et, avec un peu de chance, un ours noir (dans le parc, pas en ville).

Que voir à Québec en 4 jours ?
À Québec, une journée suffit pour faire le tour du Vieux-Québec, seule ville fortifiée au nord du Mexique, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1985. Les jours suivants permettent de visiter le Musée de la civilisation, les plaines d’Abraham, la chute Montmorency et Wendake, la communauté huronne-wendat aux portes de la ville. La ville se divise entre la basse-ville, avec le port et la gare, et la haute-ville, avec la citadelle et les plaines.
Attention au retour de l’aéroport de Québec
Nous avons rendu la voiture à l’aéroport Jean-Lesage, et c’est là que tout s’est compliqué. En 2014, aucune navette pratique ne reliait l’aéroport au centre-ville : la seule ligne directe ne circulait que le matin et le soir, pour les employés. Il restait le taxi, ou une demi-heure de marche jusqu’à la rue Notre-Dame pour prendre le bus 80, qui passait toutes les heures, soit environ 1 heure de trajet au total. La desserte a pu évoluer : consultez le site du Réseau de transport de la Capitale (RTC) avant de rendre votre voiture.
Le Vieux-Québec
Le Vieux-Québec est entouré de remparts et parcouru de ruelles bordées de belles boutiques. Je vous recommande la Boutique de Noël, près de l’hôtel de ville et de la basilique-cathédrale Notre-Dame-de-Québec (lien ici) : avec son stock impressionnant de décorations, nous nous sommes sentis comme des enfants à l’approche de Noël. Devant la gare, des chaises en libre accès portent des phrases poétiques.

































Le Musée de la civilisation
Le Musée de la civilisation, dans la basse-ville de Québec, présente des expositions permanentes sur l’histoire du Québec et des Premières Nations, ainsi que des expositions temporaires. Prévoyez 2 bonnes heures pour l’exposition permanente : nous avons adoré les costumes traditionnels. Les tarifs varient selon l’âge, avec des réductions pour les jeunes et les familles ; consultez la grille à jour sur le site du musée.
Le Château Frontenac
Le Château Frontenac, hôtel ouvert en 1893 sur le cap Diamant, domine tout Québec : on le voit de partout, ce qui en fait un excellent point de repère. C’est un hôtel (aujourd’hui Fairmont Le Château Frontenac), il ne se visite donc pas comme un monument, mais on peut entrer dans le hall et les cafés du rez-de-chaussée. Nous y avons bu un caramel macchiato. Pour les photographes, la lumière change tout au fil de la journée. Si votre budget le permet, vous pouvez y passer une nuit : les tarifs varient fortement selon la saison.


Les plaines d’Abraham
Les plaines d’Abraham, dans le parc des Champs-de-Bataille en haute-ville de Québec, sont un vaste plateau vert au-dessus du Saint-Laurent. Le 13 septembre 1759, les troupes françaises de Montcalm y furent battues par les Britanniques de Wolfe, ce qui ouvrit la conquête britannique de la Nouvelle-France. Elles accueillent aujourd’hui de grands rassemblements, dont le Festival d’été de Québec.
La chute Montmorency
La chute Montmorency, à environ 15 minutes en voiture du Vieux-Québec, mesure 83 m de haut, soit environ 30 m de plus que les chutes du Niagara. Le parc de la Chute-Montmorency est géré par la Sépaq. On peut monter à pied par les escaliers et la passerelle au-dessus de la chute, ou prendre le téléphérique depuis le bas, et une tyrolienne de 300 m traverse l’anse. C’est l’endroit où j’ai eu le plus froid de tout le séjour.



En hiver, les embruns gèlent au pied de la chute et forment un énorme cône de glace qu’on appelle le pain de sucre. Le site est accessible en voiture (stationnement gratuit ou payant selon l’emplacement) ou en bus du RTC. Voici la grille du téléphérique telle que nous l’avions relevée en 2017 ; elle a changé depuis, vérifiez-la sur le site de la Sépaq :



Wendake, chez les Hurons-Wendat
Wendake, communauté huronne-wendat à environ 20 minutes au nord du centre de Québec, propose un site traditionnel reconstitué avec visite guidée, ateliers et boutiques d’artisanat. Nous ne pouvions pas quitter le Québec sans y aller, mais pas de chance : ce dimanche-là, le site était fermé. Vous trouverez les informations sur la nation huronne-wendat ici : Cliquer ici pour leur page internet.
Nous nous sommes rattrapés dans quelques boutiques d’art autochtone et dans un bel hôtel au milieu de la forêt, avec une grande cheminée et des peaux de bêtes dans le hall, de quoi nous réchauffer. Quand le site est ouvert, il propose une visite guidée d’environ 45 minutes, des ateliers de cuisine, de danse traditionnelle et d’artisanat, du tir à l’arc et un restaurant. Les horaires et tarifs changent selon la saison.


Que voir à Toronto en 3 jours ?
En 3 jours à Toronto, on peut voir Kensington Market, le quartier chinois, Little Italy, le St. Lawrence Market et monter à la CN Tower. Toronto, première ville du Canada, est une mosaïque de quartiers cosmopolites : on passe du quartier d’affaires et de ses gratte-ciel à des rues bohèmes de petites maisons colorées. Sans être jamais allé aux États-Unis, j’ai eu l’impression d’arriver à New York, avec les tours, le bruit et la circulation.
Little Italy
Little Italy, autour de College Street, est un petit quartier où les commerces et restaurants italiens sont restés, même si la population est devenue en grande partie portugaise et latino-américaine depuis l’après-guerre. Ne vous attendez pas à une petite Italie : le quartier est très réduit, mais idéal pour un vrai café ou une glace.

Le quartier chinois de Toronto
Le quartier chinois de Toronto, autour de Spadina Avenue et Dundas Street, est l’un des plus grands d’Amérique du Nord. C’est là que nous avons trouvé le plus de fruits frais sur les étals, et nous vous le conseillons pour manger dans l’un de ses nombreux restaurants. En un instant, on se croit en Asie, entre boutiques de vêtements colorés et canards laqués en vitrine.






Kensington Market
Kensington Market, à côté du quartier chinois, a été mon quartier préféré à Toronto. Friperies où l’on déniche de bonnes affaires, maisons colorées, musiciens et barbecues de rue : il y a de l’animation à toute heure. C’est l’endroit à ne pas manquer.
Le St. Lawrence Market
Le St. Lawrence Market, marché couvert historique du quartier Old Town de Toronto, aligne des stands très bien achalandés. Le mieux est que chacun choisisse son repas à un stand différent, puis de se retrouver aux tables partagées pour déjeuner. Il ferme le lundi : vérifiez les horaires sur son site.
La CN Tower
La CN Tower, symbole de Toronto, mesure 553 m. Ses ascenseurs vitrés montent à la plateforme d’observation en 58 secondes, à environ 22 km/h. En haut, testez le plancher de verre (mon cœur battait la chamade, j’ai le vertige). Les plus téméraires tenteront l’EdgeWalk, ou « Haut-da-cieux », un tour de la tour à l’extérieur, attaché à un harnais. Le restaurant 360, tournant, se trouve aussi au sommet.


L’entrée est chère, mais elle vaut le coup. Allez-y en fin de journée pour profiter de la vue de jour puis de la vue nocturne sur la ville. En 2014, le billet adulte coûtait 36 $ ; les prix ont augmenté depuis et varient selon l’heure, réservez en ligne sur le site officiel.




Comment aller de Toronto aux chutes du Niagara ?
Les chutes du Niagara sont à environ 130 km de Toronto, soit 1 h 30 à 2 heures de route ou de bus. En 2014, nous avions pris un bus Greyhound depuis la gare routière, pour environ 22 $ au guichet et moins en ligne. Greyhound a toutefois cessé toutes ses activités au Canada le 13 mai 2021 : le site qui figure ici ne vend donc plus de trajets canadiens. D’autres autocaristes ont repris la liaison, et le train GO Transit de Metrolinx dessert aussi Niagara Falls ; comparez les horaires avant de partir.
Partez tôt pour profiter de la journée. Nous sommes partis à l’aube et rentrés tard le soir, épuisés mais émerveillés. Les chutes étaient un de mes rêves.
Clifton Hill, un petit Las Vegas
En arrivant dans la ville de Niagara Falls, on a l’impression d’entrer dans un mini Las Vegas : casinos, attractions, dinosaures géants et restaurants très américains, concentrés autour de Clifton Hill.






Les chutes, le vrai spectacle
Au bout de cette rue, on découvre enfin les chutes du Niagara, à cheval sur la frontière entre l’Ontario (Canada) et l’État de New York (États-Unis). Le côté canadien offre la meilleure vue, face au fer à cheval et aux chutes américaines. La hauteur de chute du fer à cheval est d’environ 51 m. Lors de notre visite à la mi-avril, la glace et la neige étaient encore là et les bateaux ne naviguaient pas encore, mais le spectacle suffisait.



Pour mieux voir, montez à la Skylon Tower, haute de 236 m au-dessus des chutes, dont la capsule jaune atteint le sommet en 52 secondes. L’ascension est offerte si vous mangez au restaurant, mais le buffet coûtait environ 50 $ par personne en 2014 : nous nous sommes contentés de la montée, et la vue panoramique est bluffante. En 2014, la montée seule coûtait environ 15 $ pour un adulte.

Allez aussi faire un tour dans le petit musée consacré à l’histoire des chutes : on y raconte tous ceux qui ont tenté de les descendre en tonneau ou en barque, plus ou moins heureusement.
Où dormir pendant un road trip de Québec à Toronto ?
Pour tout le séjour, nous avons choisi des logements Airbnb : 340 € par personne pour 13 nuits en 2014, à 3. Les tarifs étaient accessibles, et faire ses courses au supermarché du coin comme un Canadien fait partie du voyage (les portions y sont énormes). Toronto est nettement plus chère que Montréal et Québec. Les prix ci-dessous datent de 2014 et les annonces peuvent avoir changé.
| Ville | Logement | Nuits | Prix payé en 2014 (3 personnes) |
|---|---|---|---|
| Montréal (Plateau-Mont-Royal) | Appartement entier | 5 | 231 € |
| Shawinigan | Chambre chez l’habitant | 1 | 53 € |
| Québec (aux portes du Vieux-Québec) | Appartement entier en demi-sous-sol | 4 | 355 € |
| Toronto | Appartement entier | 3 | 388 € |
À Montréal, l’appartement de Stephen, très bien placé, avait tout le nécessaire : AirBnb - Chez Stephen.
À Shawinigan, nous avions une chambre dans la maison de Stéphane, bien équipée et à 200 m de la rivière Saint-Maurice : AirBnb - Chez Stéphane.
À Québec, notre appartement était bien placé mais en demi-sous-sol, avec une petite fenêtre donnant sur les pieds des passants. L’annonce n’existe plus ; à la place, voici d’autres logements du Vieux-Québec : Joli Studio en plein coeur du Vieux-Québec (AirBnb) - Chez Martin, Beautiful 2 1/2 with majestic view! (AirBnb) - Chez Nicolas ou encore Vivez au coeur du vieux Quebec (AirBnb) - Chez Cédric.
À Toronto, l’appartement de Kiki, dans le style des appartements new-yorkais, nous a beaucoup plu : AirBnb - Chez Kiki.
Quel budget pour un road trip de Québec à Toronto ?
Notre road trip de 15 jours nous a coûté, par personne et hors repas, environ 1 100 € en 2014 : 634 € pour le vol aller-retour Marseille–Montréal avec Air Canada, 117 € pour les vols Québec–Toronto–Montréal avec Porter Airlines, 340 € d’hébergement, plus notre part de la location de voiture (200 $ pour 3 jours). Les prix ont augmenté depuis : prenez ces montants comme un ordre de grandeur de 2014.
| Poste | Prix payé en 2014 | Remarque |
|---|---|---|
| Vol Marseille–Montréal aller-retour | 634 € par personne | Air Canada, on peut trouver moins cher |
| Vols Québec–Toronto–Montréal | 117 € par personne | Porter Airlines |
| Hébergement (13 nuits) | 340 € par personne | Tout en Airbnb |
| Location de voiture (3 jours) | 200 $ pour la voiture | Contre environ 600 $ en agence |
| Repas | Variable | Ajouter taxes et pourboire |
Les repas ne sont pas donnés. Au Québec, les prix affichés s’entendent hors taxes : la TPS (5 %) et la TVQ (9,975 %) ajoutent près de 15 % à l’addition, et l’usage veut un pourboire de 15 à 20 %, qui n’est pas légalement obligatoire mais attendu. En Ontario, la taxe de vente harmonisée est de 13 %.
La poutine, le plat à goûter au Québec
La poutine est le plat québécois par excellence : des frites, du fromage en grains qui fait « couic couic » sous la dent, le tout nappé de sauce brune. Elle est très calorique mais tient au ventre, et se décline avec de la viande fumée, des lardons ou d’autres garnitures. On la trouve même en accompagnement dans les chaînes de restauration rapide. Depuis notre retour, nous cherchons en vain un restaurant québécois qui en serve près de chez nous.


Quand faire un road trip au Québec et en Ontario ?
Beaucoup privilégient l’automne et ses couleurs, de fin septembre à mi-octobre, ou l’été, plus doux mais plus fréquenté. Le printemps, comme nous l’avons fait en avril, est aussi une belle période : les villes sont calmes, la saison des sucres bat son plein et les paysages gelés sont spectaculaires, notamment à la chute Montmorency. En contrepartie, certaines attractions sont fermées ou en horaires réduits, et les bateaux du Niagara ne naviguent pas encore. Prévoyez des vêtements chauds : il faisait encore froid à Québec mi-avril. Pour un autre road trip en voiture, voyez aussi notre road trip en Islande.
Questions fréquentes
Combien de temps faut-il pour un road trip de Québec à Toronto ?
Comptez au moins 12 à 15 jours pour voir Montréal, la route des Laurentides, Québec, Toronto et les chutes du Niagara sans courir. Québec et Toronto sont séparées d’environ 800 km, soit une longue journée de route : l’avion fait gagner du temps.
Comment aller de Toronto aux chutes du Niagara sans voiture ?
Les chutes sont à environ 130 km de Toronto. Greyhound ne circule plus au Canada depuis mai 2021, mais d’autres compagnies de bus et le train GO Transit de Metrolinx desservent Niagara Falls. Comptez 1 h 30 à 2 heures de trajet.
Combien coûte le bus 747 entre l’aéroport de Montréal et le centre-ville ?
En 2026, le billet de la ligne 747 coûte 11,25 $ et vaut passe de 24 heures sur le bus et le métro de la zone A. À bord, il faut payer en pièces, avec l’appoint, les billets de banque n’étant pas acceptés.
La chute Montmorency est-elle plus haute que les chutes du Niagara ?
Oui. La chute Montmorency, près de Québec, mesure 83 m, soit environ 30 m de plus que les chutes du Niagara. Le Niagara est en revanche bien plus large et son débit est sans commune mesure.
Faut-il laisser un pourboire au Québec ?
Le pourboire n’est pas obligatoire légalement, mais l’usage au restaurant est de laisser 15 à 20 % du montant avant taxes. S’y ajoutent les taxes TPS et TVQ, près de 15 %, rarement incluses dans les prix affichés.
Sources et vérifications
Informations vérifiées en octobre 2026.




