Un week-end à Séville se fait très bien en 3 ou 4 jours : c’est le temps qu’il faut pour voir les trois incontournables de la capitale andalouse, la cathédrale et sa Giralda, la plaza de España et le Real Alcázar, et pour flâner de bar à tapas en bar à tapas. J’y suis partie 4 jours fin février 2016 avec mon papa, avec des billets achetés à la dernière minute. Voici notre itinéraire jour par jour, nos adresses, et les tarifs mis à jour pour 2026.
Comment rejoindre le centre de Séville depuis l’aéroport ?
Depuis l’aéroport de Séville-San Pablo, le plus simple est le bus EA (Especial Aeropuerto) de la compagnie municipale Tussam, qui part devant le terminal et dessert le centre jusqu’à la Plaza de Armas en 30 minutes environ, selon la circulation. En 2026, le billet coûte 6 € l’aller simple et 8 € l’aller-retour, payable en espèces ou par carte.
Lors de notre voyage, le billet coûtait 4 € et se payait au chauffeur. Le taxi est plus rapide, une quinzaine de minutes jusqu’au centre, mais plus cher : nous l’avions estimé à environ 25 € en 2016, et le tarif a augmenté depuis. Côté vol, nous avions payé 152,35 € l’aller-retour pour 2 personnes avec Ryanair, un bagage en soute compris, en réservant au dernier moment.
Combien de jours pour visiter Séville ?
Pour visiter Séville sans courir, comptez 3 jours pleins : un pour la cathédrale, la Giralda et le quartier de Santa Cruz, un pour le parc de María Luisa et la plaza de España, un pour le Real Alcázar et le quartier de Triana. Nous étions sur place 4 jours, dont seulement 2 jours pleins, et nous avons dû faire des choix.
Le tableau ci-dessous résume notre itinéraire. Il peut servir de base pour un week-end prolongé.
| Jour | Quartiers | Visites principales | Notre avis |
|---|---|---|---|
| Jour 1 (soir) | Centre, avenida de la Constitución | Cathédrale et Giralda illuminées | Idéal pour une première balade de nuit |
| Jour 2 | Arenal, centre, Alameda, Cartuja | Torre del Oro, plaza de toros, Metropol Parasol, Alameda de Hércules | Journée chargée ; le jardin Americano était décevant |
| Jour 3 | Parc de María Luisa, centre | Plaza de España, plaza de América, cathédrale, Giralda | Notre plus belle journée |
| Jour 4 (matin) | Santa Cruz | Real Alcázar, Archives générales des Indes | L’Alcázar mérite une demi-journée |
Jour 1 : Séville la nuit, autour de la cathédrale
Le soir de l’arrivée, une promenade sur l’avenida de la Constitución jusqu’à la cathédrale suffit à se mettre dans l’ambiance : les façades sont très bien éclairées, et la Giralda, ancien minaret devenu clocher, se voit de loin. Nous sommes arrivés à 22 h et nous avons à peine pris le temps de déposer les valises à l’hôtel avant de repartir.



La cathédrale de Séville a été construite à partir de 1434 à l’emplacement de la grande mosquée almohade. Après cette première balade, nous avons fini la soirée dans un bar à tapas, dont je vous parle plus bas.


Jour 2 : de la Torre del Oro à l’Alameda de Hércules
Notre deuxième journée a suivi un grand arc dans le centre de Séville, à pied, de la Puerta de Jerez à l’Alameda de Hércules, puis vers l’île de la Cartuja. Elle a commencé sous un grand soleil, alors que nous étions fin février.
La Torre del Oro, au bord du Guadalquivir
La Torre del Oro est une tour de guet almohade du XIIIe siècle, sur la rive du Guadalquivir, à quelques minutes à pied de la Puerta de Jerez. Elle abrite aujourd’hui un petit musée naval. Nous sommes passés trop tôt et elle était encore fermée : vérifiez les horaires avant d’y aller.

La plaza de toros de la Maestranza
Les arènes de la Real Maestranza de Caballería, sur le paseo de Colón, comptent parmi les plus anciennes et les plus célèbres d’Espagne. Je déteste la corrida, mais le lieu est très beau, avec ses façades blanches et ocre. Il se visite avec un guide ou un audioguide, en dehors des jours de corrida.


Nous nous sommes ensuite perdus dans les petites rues, la meilleure façon de découvrir une ville à mon avis. Ce dédale nous a menés jusqu’à la Plaza de Armas, où nous avons déjeuné dans un petit bar sympathique. Nous avons ensuite remonté la calle Alfonso XII, où j’ai fait quelques emplettes, au grand dam de papa.
Le Metropol Parasol (les Setas)
Le Metropol Parasol, que les Sévillans surnomment « las Setas » (les champignons), est une immense structure en bois de la plaza de la Encarnación, inaugurée en 2011. Une passerelle panoramique sur le toit offre une vue sur toute la ville, à environ 30 m de hauteur. C’est l’une des visites que je vous recommande le plus.


Nous avions payé 3 € pour monter ; en 2026, l’entrée générale est d’environ 15 €, avec un spectacle de lumière le soir, et elle reste gratuite pour les personnes nées ou résidant à Séville.
Nous sommes ensuite allés vers la plaza del Salvador, près de l’hôtel de ville et de la plaza de San Francisco. Nous voulions boire une bière à La Antigua Bodeguita, un bar à tapas réputé, mais il était impossible de se faufiler jusqu’au comptoir. Nous avons continué la visite avec un petit creux.

L’Alameda de Hércules
L’Alameda de Hércules, au nord du centre, est une longue place piétonne bordée de bars, dominée à une extrémité par 2 colonnes romaines surmontées des statues d’Hercule et de Jules César. On y trouve de bons churros.

Le jardin Americano et la Cartuja
En longeant le Guadalquivir, nous avons traversé vers l’île de la Cartuja et le jardin Americano, aménagé pour l’Exposition universelle de 1992. En 2016, il avait l’air presque abandonné, et avec si peu de temps, nous aurions mieux fait de rester dans les quartiers populaires. Un peu plus loin se trouve le monastère de Santa María de las Cuevas, ancienne chartreuse transformée en fabrique de céramique au XIXe siècle, qui accueille aujourd’hui le Centre andalou d’art contemporain.
Après cette journée bien remplie, nous avons quand même trouvé l’énergie de manger quelques tapas avant de dormir.

Jour 3 : plaza de España, parc de María Luisa et Giralda
La troisième journée était consacrée au sud du centre historique : l’ancienne manufacture de tabac, le parc de María Luisa avec la plaza de España et la plaza de América, puis la cathédrale et la Giralda l’après-midi. C’est la journée que nous avons préférée. Malgré le mois de février, on se serait cru au printemps ; seuls les arbres sans feuilles rappelaient l’hiver.

Nous avons pris le petit déjeuner au soleil face à l’hôtel Alfonso XIII, le célèbre 5 étoiles construit pour l’Exposition ibéro-américaine de 1929. Non, nous n’y logions pas, peut-être une prochaine fois.
L’ancienne manufacture de tabac et le Casino de la Exposición
Sur la calle San Fernando, l’ancienne Fabrique royale de tabac, immense bâtiment du XVIIIe siècle, abrite aujourd’hui le rectorat de l’université de Séville. C’est là que Prosper Mérimée a fait travailler son héroïne Carmen. Prenez la calle Palos de la Frontera, sur la droite, pour en voir toute la façade : les étudiants ont remplacé les cigarières.
Non loin, le Casino de la Exposición a été construit pour l’Exposition ibéro-américaine de 1929. Il est entouré d’orangers chargés de fruits en février, plus beaux que bons, car ce sont des oranges amères.



La plaza de España
La plaza de España, dans le parc de María Luisa, est un vaste ensemble en hémicycle construit par l’architecte Aníbal González pour l’Exposition ibéro-américaine de 1929, encadré par 2 tours. C’est le lieu le plus photographié de Séville et, pour moi, une œuvre d’art à part entière.
Elle a servi de décor au film « Star Wars, épisode II : L’Attaque des clones », où elle représente le palais de Theed sur la planète Naboo. Le long du bâtiment, des bancs en azulejos représentent les provinces d’Espagne. Un canal traverse la place et l’on peut y louer une barque pour une petite promenade.


Le parc de María Luisa et la plaza de América
Le parc de María Luisa est le grand jardin public de Séville, où les Sévillans viennent se promener. En le traversant par l’avenida de Rodríguez Caso, on arrive au musée des Arts et Coutumes populaires, gratuit pour les citoyens de l’Union européenne, et en face, à la plaza de América. Nous y avons bu une sangria au soleil en regardant les enfants nourrir les pigeons.


Après cette sangria en plein cagnard, comme on dit chez nous dans le Sud, nous avons pris un bus sur le paseo de las Delicias pour revenir à la Puerta de Jerez.
La cathédrale de Séville et la Giralda
La cathédrale de Séville, sur la plaza Virgen de los Reyes, est la plus grande cathédrale gothique du monde et abrite le tombeau de Christophe Colomb. En 2026, l’entrée coûte 13 € en ligne ou 14 € au guichet, montée à la Giralda comprise ; elle est ouverte du lundi au samedi de 10 h 45 à 19 h et le dimanche de 14 h 30 à 19 h.
À l’intérieur, le grand retable de la chapelle majeure, en bois doré, représente des scènes de la vie du Christ. On monte au sommet de la Giralda non par un escalier mais par une série de rampes, assez larges pour les chevaux à l’origine, puis quelques marches à la fin. La vue sur la ville vaut vraiment l’effort.

En redescendant, sortez par le patio de los Naranjos, l’ancienne cour des ablutions de la mosquée, plantée d’orangers. Éloignez-vous un peu de la foule : le bruit de l’eau y est très apaisant.


Le soir, nous avions prévu une paella et une sangria. Le destin en a décidé autrement : nous avons fait deux restaurants, car le premier était si mauvais que nous avons tout laissé.
Jour 4 : le Real Alcázar et les Archives des Indes
Le Real Alcázar de Séville est la visite incontournable de la ville : un ensemble de palais d’époques musulmane, mudéjare et Renaissance, entouré de jardins, dont les étages supérieurs servent encore de résidence à la famille royale espagnole. Comptez au moins 2 heures et arrivez dès l’ouverture, avant les groupes. Nous l’avions gardé pour la dernière matinée, avant notre départ pour l’aéroport à 13 h.

Visiter le Real Alcázar : tarifs et conseils
En 2026, l’entrée générale du Real Alcázar coûte 15,50 € ; elle est gratuite pour les enfants de moins de 13 ans accompagnés et pour les personnes en situation de handicap à plus de 33 % et leur accompagnant. Réservez votre créneau en ligne, surtout au printemps. Le site ferme plus tôt en hiver qu’en été : vérifiez les horaires du jour.
Nous sommes entrés par la Puerta del León, surmontée d’un lion sur azulejos. Entre les patios à fontaines, les pavillons et les jardins, on ne voit pas le temps passer, ce qui est un peu traître si l’on a d’autres visites prévues.


Le patio de las Doncellas (patio des Demoiselles), dans le palais de Pierre Ier, est l’un des plus beaux : un long bassin bordé d’arcs mudéjars et de jardins en contrebas.
Le bassin de Mercure et les bains de María de Padilla
Le bassin de Mercure (estanque de Mercurio) est un grand réservoir orné d’une statue en bronze de Mercure, dieu romain du commerce, un symbole fort pour Séville, qui avait au XVIe siècle le monopole du commerce avec l’Amérique. Il recevait l’eau de l’aqueduc qui irriguait les jardins, avant de devenir un bassin d’ornement.
Non loin, les bains de doña María de Padilla sont un bassin souterrain voûté qui servait de réservoir d’eau de pluie. On y accède par le jardin de la Danse.

Face au bassin, la galerie du Grotesque (galería del Grutesco), aménagée sur une ancienne muraille, offre une vue sur les jardins, à l’abri du soleil. En contrebas, la fontaine de la Renommée cache un orgue hydraulique qui joue à certaines heures.


Les Archives générales des Indes
L’Archivo General de Indias, entre la cathédrale et l’Alcázar, conserve les documents de l’administration des colonies espagnoles d’Amérique et des Philippines ; l’entrée est gratuite. Il était déjà l’heure de récupérer nos valises, mais je n’ai pas résisté à y entrer quelques minutes.


Où dormir à Séville pour un week-end ?
Pour un court séjour, logez près de la Puerta de Jerez ou dans le quartier de Santa Cruz : tout se fait à pied, et l’arrêt du bus de l’aéroport est à deux pas. Nous avions réservé l'Hostal Dalis sur Booking, à la Puerta de Jerez, à quelques mètres de l’arrêt de bus et de la Torre del Oro.
Les chambres étaient simples mais propres et bien tenues, parfait pour juste y dormir : nous avions payé 127,40 € à 2 pour 3 nuits en 2016. De nombreux cafés pour le petit déjeuner se trouvent juste en face. En été, les chambres sur rue risquent d’être bruyantes ; fin février, c’était parfait. Pour boire un verre en hauteur, voyez aussi notre sélection des rooftops de Séville.
Où manger à Séville ? Nos bars à tapas
À Séville, le plus simple et le plus économique est de manger dans les bars à tapas, qui sont l’âme de la ville : on commande au comptoir quelques petites assiettes et on change de bar. Voici les adresses que nous avons aimées en 2016 :
- Bodega Santa Cruz, calle Rodrigo Caro 1, dans le quartier de Santa Cruz ;
- La Bodega de la Alfalfa, calle Alfalfa 4 ;
- Bar Alfalfa, calle Candilejo 1 ;
- Bodeguita Romero, calle Harinas 10.
Pour la paella du dernier soir, nous avons choisi Gusto, Calle Alemanes 23, un peu plus cher que les autres mais qui valait le coup.
En revanche, nous avons été très déçus par la Bodega Gongora, où nous avions dîné le troisième soir ; j’avais même laissé un avis sur Tripadvisor tant j’étais dégoûtée. Ces impressions datent de notre séjour : les cuisines changent, faites-vous votre propre idée.

Nos conseils pour un week-end à Séville
Notre principal conseil pour un week-end à Séville : prévoyez au moins 3 jours pleins, de bonnes chaussures, et réservez à l’avance l’Alcázar et la cathédrale. Nos lieux préférés ont été la Giralda, la plaza de España et le Real Alcázar.
- Prévoyez de bonnes chaussures : on marche beaucoup, et certaines ruelles du centre sont pavées.
- Gardez du temps pour Triana, sur l’autre rive du Guadalquivir, que nous n’avons pas pu voir : quartier des céramistes et du flamenco, moins touristique, avec la calle Betis le long du fleuve pour boire un verre au coucher du soleil.
- Venez au printemps pour voir les jardins de l’Alcázar en fleurs, mais évitez la Semaine sainte et la Feria d’avril si vous cherchez le calme et des prix raisonnables.
- La sangria est très bonne, mais à boire avec modération.
- Si vous avez un jour de plus, Cordoue est à environ 45 minutes en train à grande vitesse ; les tarifs varient beaucoup selon la compagnie et la date de réservation.
- En été, il fait souvent plus de 40 °C : vous pouvez alors combiner la ville avec les plages proches de Séville.
Séville est une ville où il fait bon vivre et prendre son temps ; l’architecture et la végétation lui donnent une vraie majesté. Nous y retournerons au printemps pour les fleurs des jardins de l’Alcázar. Pour d’autres idées en Espagne, consultez notre page Espagne.
Questions fréquentes
Combien de jours faut-il pour visiter Séville ?
Trois jours pleins permettent de voir la cathédrale et la Giralda, le Real Alcázar, la plaza de España et de flâner à Santa Cruz et Triana. En deux jours, il faut choisir entre les grands monuments et les quartiers.
Combien coûte l’entrée du Real Alcázar de Séville ?
En 2026, l’entrée générale du Real Alcázar coûte 15,50 €. Les moins de 13 ans accompagnés, les personnes nées ou résidant à Séville et les personnes en situation de handicap à plus de 33 % entrent gratuitement. Réservez un créneau en ligne.
Comment aller de l’aéroport de Séville au centre-ville ?
Le bus EA de Tussam relie l’aéroport au centre, jusqu’à la Plaza de Armas, en 30 minutes environ. En 2026, le billet coûte 6 € l’aller et 8 € l’aller-retour, en espèces ou par carte. Le taxi met une quinzaine de minutes.
La Giralda est-elle comprise dans l’entrée de la cathédrale ?
Oui. En 2026, le billet de la cathédrale de Séville, à 13 € en ligne ou 14 € au guichet, inclut la montée à la Giralda. La montée se fait par une série de rampes, puis quelques marches au sommet.
Quand partir en week-end à Séville ?
Les meilleures périodes sont février-mars et octobre-novembre, avec des températures douces. Le printemps est très beau mais plus cher pendant la Semaine sainte et la Feria. L’été dépasse souvent 40 °C.
Sources et vérifications
Informations vérifiées en octobre 2026.




