Notre circuit à Bali a duré 12 nuits, en septembre, en quatre étapes : Ubud pour les rizières et les temples du centre, Gili Meno pour la mer, Munduk pour la jungle et les cascades du nord, Candidasa pour la côte est. Ce carnet de voyage raconte l’itinéraire jour après jour, avec nos hôtels, nos coups de cœur et nos déceptions. Nous l’avons complété en 2026 avec les formalités, la taxe touristique et les tarifs d’entrée actuels des sites, qui ont nettement augmenté depuis notre voyage de 2016.
Quel itinéraire pour un circuit de 12 jours à Bali ?
Pour voir Bali en 12 jours sans passer ses journées en voiture, nous avons choisi quatre bases : une au centre, une sur une île Gili, une dans les montagnes du nord et une sur la côte est. Depuis chaque hôtel, nous rayonnions à la journée avec un chauffeur-guide. C’est la formule la plus simple sur l’île, où les transports publics sont rares.
Bali est une province de l’Indonésie qui compte environ 4,3 millions d’habitants (recensement de 2020). Sa particularité est religieuse : l’île est majoritairement hindouiste, alors que le reste de l’Indonésie est en grande majorité musulman. Les temples, les offrandes devant chaque boutique et les cérémonies font partie du quotidien. C’est ce qui nous a décidés à faire un circuit à Bali plutôt qu’un séjour balnéaire.
| Étape | Nuits | Hôtel | Ce que nous y avons fait |
|---|---|---|---|
| Ubud (centre) | 5 | Tjampuhan Spa, puis Pita Maha Resort | Forêt des singes, Goa Gajah, rizières de Tegalalang, crête de Campuhan, excursion dans le sud |
| Gili Meno (Lombok) | 2 | Two Brothers Bungalows | Tour de l’île à pied, snorkeling, farniente |
| Munduk (nord) | 2 | Bali Rahayu Homestay | Randonnée des cascades, rizières, temple Ulun Danu Bratan, Jatiluwih |
| Candidasa (est) | 3 | Bali Santi Bungalows | Snorkeling au Blue Lagoon, Tenganan, Tirtagangga, Ujung, Goa Lawah |
Si vous hésitez encore sur la destination, nous avons aussi réuni 8 destinations plus authentiques que Bali, et toutes nos pages sur l’archipel sont regroupées dans la rubrique Indonésie.
Arrivée à Denpasar : formalités, change et climat
L’aéroport international de Bali est à Denpasar, dans le sud de l’île. En 2026, un voyageur français doit présenter un visa à l’arrivée (500 000 IDR pour 30 jours, demandable en ligne sur le site de l’immigration indonésienne) et s’acquitter de la taxe touristique de Bali, 150 000 IDR par personne et par séjour, en vigueur depuis le 14 février 2024. Le paiement se fait sur le site officiel Love Bali ou au comptoir de l’aéroport. Gardez le QR code reçu par courriel : il peut être contrôlé à l’entrée de certains sites.
Notre trajet depuis la France avait duré 23 heures, escale comprise. La première chose que nous avons faite a été de changer des euros à l’aéroport, pour éviter les arnaques au change des petits bureaux en ville. À l’époque, 1 € valait environ 15 000 roupies ; en août 2026, il en vaut environ 20 600. Avec des billets de 50 000 ou 100 000 roupies, on devient vite « millionnaire » : c’était une première pour nous.
Le climat surprend en sortant de l’aérogare climatisée : il fait chaud et très humide toute l’année. Les vêtements collent dès qu’on les enfile. Mesdames, laissez le lisseur à la maison, il ne sert à rien : je me suis résignée à faire un chignon pendant tout le voyage. Notre hôtel, réservé sur Booking, nous avait envoyé un chauffeur, qui attendait avec notre nom sur une pancarte au milieu d’une cinquantaine d’autres.

Ubud, base idéale pour découvrir le centre de Bali
Ubud est la capitale culturelle et artistique de Bali, à environ 25 km au nord de l’aéroport de Denpasar (compter 1 h à 1 h 30 de route selon la circulation). Nous y avons passé nos 6 premiers jours. La ville regroupe plusieurs villages, des musées, un palais royal, un grand marché et des dizaines d’ateliers d’artistes. Les rizières commencent à quelques minutes du centre. Ce fut notre coup de cœur du voyage.
La forêt des singes d’Ubud (Sacred Monkey Forest Sanctuary)
La forêt des singes est un sanctuaire boisé situé dans la ville même d’Ubud, où vivent en liberté plusieurs centaines de macaques à longue queue autour de trois temples. Il n’y a pas de clôture entre les animaux et les visiteurs. En 2016, l’entrée coûtait 50 000 roupies ; en 2026, comptez environ 130 000 IDR par adulte selon les relevés récents. Les tarifs et horaires sont publiés sur le Site internet de "La Forêt de Singes" cliquez ici.
À l’entrée, des vendeurs proposent des régimes de bananes. Comme presque tous les touristes, nous en avons acheté un. Voir les bébés singes venir les prendre dans la main, accrochés à leur mère, est très attendrissant.



Méfiez-vous des gros mâles. Ils sautent sur les épaules sans prévenir et attrapent tout ce qui dépasse des poches ou du sac à dos, lunettes comprises. Mon copain a été mordu par un singe assez agressif et en garde la cicatrice des deux crocs sur l’épaule. Le personnel a l’habitude : l’infirmerie du parc l’a désinfecté aussitôt. En cas de morsure, consultez tout de même un médecin, car la rage est présente à Bali. Au bout de 45 minutes, nous nous sentions sur le qui-vive et avions envie de ressortir.

Goa Gajah, la grotte de l’éléphant
Goa Gajah, la « grotte de l’éléphant », est un sanctuaire hindou et bouddhique situé à environ 2 km à l’est d’Ubud. On y voit des bassins sacrés, une grotte creusée dans la roche dont l’entrée figure une gueule de démon, et un sentier qui descend dans un vallon boisé. L’entrée coûte environ 50 000 IDR par adulte en 2026, contre 15 000 roupies en 2016.
À peine sortis de la voiture, quatre vendeuses nous ont entourés pour nous passer des sarongs. Le sarong est obligatoire dans les temples pour couvrir les jambes. Mieux vaut l’acheter en ville, où il se négocie : le prix varie du simple au triple. Nous avons payé le nôtre 50 000 roupies, trop cher. Dans le temple, ignorez aussi les « guides » qui présentent leurs services payants comme obligatoires : ils ne le sont pas.
On découvre d’abord deux bassins rectangulaires bordés de statues de femmes portant des vases d’où jaillit l’eau. Puis vient l’entrée de la grotte, sculptée en gueule de démon, la façade couverte de figures menaçantes. À l’intérieur, une niche abrite une statue de Ganesh ; l’autre, un lingam, symbole de Shiva, entouré de trois éléments qui évoquent la trinité hindoue : Brahma le créateur, Vishnou le protecteur et Shiva le destructeur-régénérateur.



En sortant, descendez dans la jungle par le sentier, glissant par endroits. Comptez environ une heure de marche entre lianes, végétation dense et blocs écroulés d’un ancien temple. On s’y prend un peu pour Indiana Jones.
Les rizières en terrasses de Tegalalang
Les rizières de Tegalalang sont des terrasses cultivées à flanc de vallée, à une vingtaine de minutes de route au nord d’Ubud. Ce sont les plus photographiées de Bali, et donc les plus fréquentées. Contrairement à ce que nous avions écrit en 2016, elles ne sont pas inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco : ce sont celles de Jatiluwih qui le sont. L’accès se paie sous forme de don ou de billet, entre 25 000 et 50 000 IDR en 2026 selon l’entrée.

Avant la balade, nous avons déjeuné au Rice Terrace Café, qui donne sur les rizières. Chaque table basse est à l’écart, on s’installe sur des coussins, et le repas était très bon.

Nous avons ensuite zigzagué à travers les plantations. Le long du chemin, des chapeaux coniques et des paniers sont mis à disposition pour les photos, contre une petite pièce. Comptez environ 2 heures pour la balade complète.

On mesure sur place le travail des paysans, qui repiquent le riz à la main. L’eau circule par un réseau de canaux géré par le subak, une coopérative agricole traditionnelle qui partage l’eau entre les rizières de façon équitable depuis des siècles. C’est ce système, lié aux temples de l’eau, que l’Unesco a inscrit au patrimoine mondial en 2012.

La crête de Campuhan et la balade dans les rizières d’Ubud
La promenade de la crête de Campuhan (Campuhan Ridge Walk) part du centre d’Ubud et suit une crête herbeuse avant de rejoindre les rizières du village de Bangkiang Sidem. Elle est gratuite et facile. Nous l’avons faite avec des amies venues de France, qui nous ont rejoints pour deux jours.
Le départ se fait par une petite ruelle de la rue principale, au niveau des Ibah Luxury Villas. On traverse la rivière, on passe devant un temple, puis le chemin monte sur la crête. Il suffit de le suivre : d’abord des champs d’herbe à éléphant, puis un hameau d’ateliers d’artistes et de cafés.


Les rizières arrivent juste après. Nous avons fait une pause au Karsa Café pour boire une noix de coco fraîche, face aux rizières ; un spa est attenant. On peut revenir par le même chemin ou, comme nous, continuer la boucle par la route : c’est plus long, mais on peut déjeuner dans un warung (petit restaurant local). Prévoyez chapeau et crème solaire : il n’y a aucune ombre au milieu des rizières.


La cascade de Tegenungan
La cascade de Tegenungan se trouve à une vingtaine de minutes au sud d’Ubud, près du village de Kemenuh. C’est une chute large qui tombe dans une vasque où l’on peut se rafraîchir. La descente par les escaliers est facile, la remontée nettement moins. L’entrée coûte environ 30 000 IDR en 2026.


Ubud, la ville
Le centre d’Ubud se visite à pied : le palais royal (Puri Saren), plusieurs musées d’art balinais, le marché et une multitude de salons de massage. Nous avons surtout fait le marché, pour les souvenirs (il faut marchander), et les massages, quasiment tous les jours. La ville est animée du matin au soir, les warungs servent le nasi goreng à petit prix, et l’on peut y suivre un cours de cuisine ou de yoga.









Une journée dans le sud : Jimbaran, Uluwatu et Tanah Lot
Le sud de Bali concentre les plages de la péninsule de Bukit et les deux temples côtiers les plus célèbres, Tanah Lot et Uluwatu. Depuis Ubud, nous y avons consacré une longue journée avec notre chauffeur, en terminant par le spectacle du coucher de soleil à Uluwatu. Prévoyez du temps : la circulation dans le sud est souvent dense.
Le temple de Tanah Lot
Pura Tanah Lot est un temple hindou posé sur un rocher, dans la mer, sur la côte sud-ouest de Bali, à environ une heure de route de Kuta. C’est le temple le plus photographié de l’île, et pour moi l’un des plus beaux. Selon la tradition, le prêtre Dang Hyang Nirartha y passa une nuit au XVIe siècle, et les habitants construisirent le sanctuaire à l’endroit où il s’était reposé. Entrée : environ 75 000 IDR par adulte en 2026.

Nous y sommes allés à marée basse : on rejoint alors le pied du rocher à pied, en marchant un peu dans l’eau. À marée haute, il est isolé. Le temple lui-même est réservé aux fidèles. Le soir, de jeunes mariés viennent y faire leurs photos au coucher du soleil. Ce jour-là, une cérémonie s’y déroulait.



Un conseil : évitez la « grotte du serpent ». Le serpent qu’on vous montre contre paiement passe ses journées enfermé dans un trou de rocher, puis ses nuits dans une boîte minuscule. Payer, c’est financer cette maltraitance. En revanche, c’est aux boutiques de Tanah Lot que nous avons trouvé les souvenirs les moins chers de l’île.
Jimbaran et ses fruits de mer grillés
La baie de Jimbaran, au sud de l’aéroport, est connue pour ses restaurants de fruits de mer grillés installés sur le sable. Depuis Ubud, il nous a fallu un peu moins d’1 h 30 de route. Nous avons commencé par le marché aux poissons, odorant mais très coloré, avec ses étals de poissons et de crustacés.



Sur le sable blond, les restaurants installent leurs tables les pieds dans l’eau. Nous avons choisi au hasard et nous sommes régalés de langoustes pour environ la moitié du prix français de l’époque. Une baignade pour se rafraîchir, et la journée continuait. Si vous le pouvez, restez pour le coucher du soleil sur la baie.

Les plages de Padang Padang et Thomas Beach
Padang Padang et Thomas Beach sont deux criques de la péninsule de Bukit, au pied des falaises, entre Jimbaran et Uluwatu. Toutes deux se méritent : le parking est en haut et l’on descend de nombreuses marches. Padang Padang a une eau limpide et attire les surfeurs. Thomas Beach, plus petite, a un bar de plage où boire une Bintang bien fraîche. Pour nager avec un masque, voyez plutôt nos spots de snorkeling à Bali.


Le temple d’Uluwatu et la danse kecak
Pura Luhur Uluwatu est un temple perché au sommet d’une falaise d’environ 70 m, à la pointe sud-ouest de Bali. Le site est occupé par des singes très voleurs : tenez lunettes, chapeaux et téléphones. Chaque soir, une danse kecak raconte dans un théâtre en plein air l’histoire de Rama et Sita, tirée du Ramayana. Malgré la foule, nous n’avons pas regretté d’y assister. En 2026, comptez environ 60 000 IDR pour le temple et 150 000 IDR pour le spectacle.



Gili Meno, la plus calme des îles Gili
Les îles Gili sont trois petites îles sans voitures au large de Lombok, l’île voisine de Bali. Gili Trawangan est la plus animée et la plus fêtarde, Gili Meno la plus calme, idéale pour les couples et les familles, et Gili Air un mélange des deux. Nous voulions quelques jours de snorkeling et de farniente : nous avons choisi Gili Meno.

Nous avons pris un bateau rapide (fast boat) depuis Padangbai, sur la côte est de Bali, avec la compagnie Blue Water Express. En 2016, l’aller-retour coûtait 1 390 000 roupies par personne. Sur le port, c’était la cohue : des touristes partout, des valises dans le sable, des employés qui criaient le nom des îles. La traversée a duré environ une heure. La veille de notre départ, un accident de fast boat avait fait une victime ; renseignez-vous sur la compagnie et vérifiez la météo avant d’embarquer.


Le bateau nous a déposés à Gili Trawangan. Notre hôtel avait envoyé une barque pour Gili Meno, facturée 250 000 roupies l’aller pour deux personnes, autant au retour. Une fois sur place, le calme est total.


Au programme : le tour de l’île à pied jusqu’au lac salé, et la baignade dans les piscines des restaurants, accessibles gratuitement si l’on prend un verre. À marée haute, nous avons fait du snorkeling près du bord et vu de jolis poissons ; on loue facilement masque et tuba.



J’utilisais un masque intégral, très pratique pour débuter. Soyons honnêtes : les Gili ne ressemblent pas toujours aux photos des sites internet. L’eau a une couleur superbe, mais nous avions vu davantage de poissons et de coraux dans le lagon de La Réunion, et certains abords de plage étaient jonchés de déchets.
Notre hôtel était un bungalow sur la plage. Comme dans beaucoup d’hébergements de Gili Meno à l’époque, il n’y avait pas d’eau chaude, ce qui ne nous a pas manqué. Le petit déjeuner sur le sable, le cocktail en regardant les vagues et les poufs installés le soir devant les restaurants valent le détour.


Munduk et le centre-nord : cascades, lacs et rizières
Munduk est un village de montagne du nord de Bali, entouré de forêts, de plantations de café et de girofliers, et de cascades. Nous y avons passé 3 jours, consacrés à la randonnée. Le tourisme y est présent, mais sans foule, et les nuits sont plus fraîches qu’à Ubud. C’est l’endroit idéal pour se reposer quelques jours loin de l’agitation.

Nous avons fait la balade des trois cascades, la plus connue du secteur, et avons pourtant croisé peu de monde. L’accès se paie, comme presque partout à Bali, sous forme de petite contribution. Les promenades dans les rizières alentour sont gratuites.



Kopi luwak : pourquoi nous déconseillons les plantations
Le kopi luwak est un café produit à partir de cerises de caféier mangées par des civettes, puis récupérées dans leurs excréments, lavées et torréfiées. Il est réputé moins amer, aux notes de caramel ou de chocolat, et vendu très cher. À l’origine, les grains étaient ramassés dans la nature, où les civettes sauvages en mangent une petite partie de leur régime.

Le succès commercial a changé la donne. De nombreuses civettes sont capturées et enfermées dans de petites cages, nourries presque exclusivement de cerises de café. Ces animaux nocturnes souffrent du stress de la captivité ; les associations de protection animale ont documenté automutilations, maladies et morts prématurées. Même si une plantation vous paraît « propre », il est impossible de vérifier l’origine des grains. Je vous conseille de passer votre chemin.

Le temple Ulun Danu Bratan
Pura Ulun Danu Bratan est un temple de l’eau bâti en 1633 sur la rive du lac Bratan, près de Bedugul, dans les montagnes du centre de Bali, à environ 30 minutes de Munduk. Il est dédié à Dewi Danu, déesse des eaux, et se reconnaît à son meru (pagode) à 11 toits qui semble flotter sur le lac. Ce fut mon temple coup de cœur : s’il ne faut en voir qu’un, c’est lui. Entrée : environ 100 000 IDR par adulte en 2026.

Entre le vert des montagnes, le bleu du ciel et les massifs de fleurs jaunes et rouges, on prend son temps et l’on contemple. En sortant, nous sommes tombés sur des statues d’animaux assez amusantes dans le parc.




Les rizières de Jatiluwih
Les rizières de Jatiluwih s’étendent sur les pentes du mont Batukaru, à environ 700 m d’altitude, au nord-ouest d’Ubud. Elles font partie du « Paysage culturel de la province de Bali : le système des subak », inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco en 2012. « Jatiluwih » signifie « vraiment merveilleux » en balinais. Elles sont bien moins commerciales que Tegalalang : peu d’échoppes, surtout des terrasses à perte de vue. Entrée : environ 100 000 IDR en 2026.
La visite est simple. Depuis le parking, on descend en contrebas et l’on suit les sentiers entre les parcelles. Le village reste toujours en vue, impossible de se perdre. La vue au bout de la route est superbe.
Le mont Batur et Kintamani
Le mont Batur est un volcan actif de 1 717 m, au nord-est de Bali, considéré comme sacré par les hindous balinais. Sa caldeira abrite le lac Batur. L’ascension se fait de nuit, avec un guide, pour voir le lever du soleil au sommet : départ de l’hôtel vers 2 ou 3 heures du matin, environ 2 heures de montée, lampe frontale et pull indispensables. En 2016, les agences demandaient autour de 400 000 roupies par personne.
Le réveil à 2 heures du matin m’a découragée. Nous nous sommes contentés de Kintamani, village perché sur le rebord de la caldeira, d’où l’on a un large panorama sur le volcan et le lac Batur. Nous avons déjeuné au restaurant Batur Sari, avec cette vue.



Candidasa et l’est de Bali
Candidasa est un petit village balnéaire de pêcheurs sur la côte est de Bali, à environ 15 minutes de Padangbai. Nous y avons terminé le voyage, au calme, avec des excursions vers le village de Tenganan, les palais d’eau de Tirtagangga et d’Ujung, et le temple de Goa Lawah. C’est une base plus tranquille que le sud, avec vue sur le mont Agung par temps clair.
Snorkeling au Blue Lagoon avec un pêcheur
Le Blue Lagoon est une petite baie proche de Padangbai, réputée pour le snorkeling grâce à ses fonds coralliens peu profonds et ses nombreux poissons tropicaux. Le premier jour, en nous promenant à Candidasa, un pêcheur nous a proposé de nous y emmener le lendemain avec son bateau, pour bien moins cher que l’excursion de l’hôtel : environ 20 € pour deux, pour 3 heures.
Il nous a demandé de payer d’avance, en promettant de venir nous chercher devant notre chambre le lendemain matin. Nicolas a payé tout de suite. Moi, avec mes a priori, je lui ai dit : « Laisse tomber, il ne viendra jamais. » Nous avons bien douté toute la soirée, et encore le matin en ne le voyant pas arriver. Il est venu, avec 5 minutes de retard, et la sortie a été formidable.

Après 45 minutes de bateau, nous avons plongé sur un spot où quelques bateaux étaient déjà présents. Il nous avait donné du pain pour les poissons. Dans l’eau, c’était un aquarium naturel, avec des poissons-clowns et des bancs multicolores. Ils arrivaient en tel nombre que nous avons vite arrêté le pain ; nourrir les poissons perturbe d’ailleurs leur comportement, et nous ne le referions pas.


Le village de Tenganan
Tenganan Pegeringsingan, à environ 5 minutes de route de Candidasa, est l’un des plus anciens villages de Bali. Il est habité par les Bali Aga, descendants des premiers Balinais, qui ont conservé des coutumes antérieures à l’arrivée de l’hindouisme javanais et une foi teintée d’animisme, où pierres, vent et éléments naturels sont habités d’esprits. Le village, tout en longueur, est calme.

Petite critique : nous avons eu l’impression d’un village-musée, plus tourné vers le tourisme (avec une guérite pour les dons à l’entrée) que vers l’agriculture. Il reste des potagers, du coton et des papayers. Les échoppes vendent des étoffes tissées à l’ancienne, dont le célèbre tissu double ikat geringsing, et des calendriers balinais gravés.


Tirtagangga, le palais d’eau
Tirtagangga est un palais d’eau construit en 1946 par le dernier roi de Karangasem, dans l’est de Bali, à environ 30 minutes de Candidasa. Ce n’est pas un temple : pas besoin de sarong. C’est un grand jardin de bassins couverts de nénuphars, peuplés de carpes, avec des pas japonais pour marcher sur l’eau. Deux bassins sont ouverts à la baignade. Entrée : environ 90 000 IDR en 2026.




C’est un endroit paisible pour flâner une demi-journée. Un seul mot d’ordre : repos.


Le palais d’eau d’Ujung (Taman Ujung)
Taman Ujung est le palais d’été du dernier souverain de Karangasem, construit à partir de 1919 au bord de la mer, à environ 5 km au sud d’Amlapura. Il a été en grande partie détruit par l’éruption du mont Agung en 1963, puis restauré. Le palais est petit, mais les jardins, les bassins et la vue sur la côte valent la visite. Nous avions payé 50 000 roupies ; comptez environ 100 000 IDR en 2026.





Pura Goa Lawah, le temple des chauves-souris
Pura Goa Lawah est un temple fondé au XIe siècle sur la côte est, entre Padangbai et Klungkung. Il est construit devant une grotte occupée par des milliers de chauves-souris. La grotte n’est pas accessible, pour ne pas déranger les animaux, mais on les voit et on les entend très bien depuis l’entrée. Ce n’est pas incontournable, mais l’arrêt vaut la peine si vous passez par là. Entrée : environ 30 000 IDR en 2026.


Nos dernières visites : Tirta Empul, Gunung Kawi, Penglipuran
Le dernier jour, sur la route de l’aéroport, nous avons enchaîné les sites du centre-est, entre Ubud et Kintamani. Tirta Empul et Gunung Kawi se trouvent dans la vallée de la rivière Pakerisan, près de Tampaksiring, et font partie du paysage culturel des subak inscrit par l’Unesco. Penglipuran et la cascade de Tukad Cepung sont un peu plus à l’est, dans la région de Bangli.
Pura Tirta Empul, la source sacrée
Pura Tirta Empul est un temple de Tampaksiring, à environ 30 minutes au nord-est d’Ubud, construit autour d’une source sacrée ; son nom signifie d’ailleurs « source sacrée » en balinais. L’eau jaillit de nombreuses fontaines dans de grands bassins où les Balinais viennent accomplir des rituels de purification. Le sarong est prêté à l’entrée. Tarif 2026 : environ 75 000 IDR par adulte, contre 15 000 roupies en 2016.
Nous l’avons visité sous des trombes d’eau. Pour une source sacrée, nous nous sommes dit que nous étions tombés le bon jour, et que les dieux ne voulaient pas nous voir partir. Certains fidèles remplissaient leur gourde d’eau bénite. Voir cette foule venue prier et se purifier reste un des moments forts du voyage.





Gunung Kawi, les tombeaux royaux taillés dans la falaise
Gunung Kawi est un ensemble de 10 sanctuaires (candi) de 7 m de haut taillés dans la falaise, au bord de la rivière Pakerisan, près de Tampaksiring. Ils datent du XIe siècle et sont traditionnellement attribués au roi Anak Wungsu, fils du roi Udayana, et à sa famille. On y descend par un escalier d’environ 300 marches au milieu des rizières en terrasses ; la remontée est plus rude. Entrée : 15 000 roupies en 2016, environ 75 000 IDR en 2026. Sarong prêté sur place.
Ce fut notre dernier temple avant l’avion du retour, avec déjà un peu de nostalgie. Le site borde la rivière Pakrisan, dont la vallée concentre plusieurs des plus anciens monuments de Bali.

Le village traditionnel de Penglipuran
Penglipuran est un village traditionnel de la région de Bangli, à environ 45 minutes au nord-est d’Ubud, réputé pour son allée centrale pavée, bordée de maisons identiques précédées de portails en pierre. Il se visite en une heure environ. Plusieurs habitants nous ont fait entrer chez eux, signe de l’accueil chaleureux des Balinais. Entrée : environ 50 000 IDR en 2026.

Chaque maison suit le principe du tri mandala, qui répartit l’espace en trois zones :
- à l’est, le temple familial ;
- au centre, les chambres et la cuisine ;
- à l’ouest, la salle d’eau, le garde-manger et l’endroit où sécher le linge.
Une grande rue traverse le village et chaque maison possède son propre temple.


La cascade de Tukad Cepung
Tukad Cepung est une cascade qui tombe à l’intérieur d’une gorge étroite, près de Bangli, dans l’est de Bali. Le sentier de descente est glissant par endroits, puis on avance dans le lit de la rivière jusqu’à la chute, éclairée par des rais de lumière en milieu de matinée. Entrée : environ 35 000 IDR en 2026. Et il resterait encore bien des endroits à citer.


Combien coûtent les entrées des sites de Bali en 2026 ?
Les droits d’entrée des sites de Bali ont fortement augmenté depuis notre voyage : ils ont souvent été multipliés par 3 à 5. Le tableau ci-dessous récapitule les tarifs adulte relevés en septembre 2026, à titre indicatif. Ils changent souvent, les enfants paient moins, et certains sites exigent la preuve de paiement de la taxe touristique.
| Site | Secteur | Tarif adulte 2016 | Tarif adulte 2026 (indicatif) |
|---|---|---|---|
| Forêt des singes | Ubud | 50 000 IDR | environ 130 000 IDR |
| Goa Gajah | Ubud | 15 000 IDR | environ 50 000 IDR |
| Tirta Empul | Tampaksiring | 15 000 IDR | environ 75 000 IDR |
| Gunung Kawi | Tampaksiring | 15 000 IDR | environ 75 000 IDR |
| Tanah Lot | Sud-ouest | non noté | environ 75 000 IDR |
| Ulun Danu Bratan | Bedugul | non noté | environ 100 000 IDR |
| Rizières de Jatiluwih | Tabanan | non noté | environ 100 000 IDR |
| Taman Ujung | Karangasem | 50 000 IDR | environ 100 000 IDR |
Où dormir lors d’un circuit à Bali ?
Bali offre un excellent rapport qualité-prix pour l’hébergement, des maisons d’hôtes avec piscine aux resorts de luxe. Nous étions en septembre, hors haute saison ; pour juillet et août, réservez bien à l’avance. Nous avions réservé nos quatre hôtels sur Booking. Les prix ci-dessous sont ceux que nous avons payés en septembre 2016, pour 2 personnes avec petits déjeuners : ils ont augmenté depuis. Pour d’autres idées, voyez notre sélection des plus beaux hôtels de Bali.
| Étape | Hôtel | Nuits | Prix payé en 2016 (2 pers.) |
|---|---|---|---|
| Ubud | Tjampuhan Spa | 5 | 8 280 000 IDR (541 €) |
| Gili Meno | Two Brothers Bungalows | 2 | 1 100 000 IDR (72 €) |
| Munduk | Bali Rahayu Homestay | 2 | 1 080 000 IDR (71 €) |
| Candidasa | Bali Santi Bungalows | 3 | 1 215 000 IDR (79 €) |
Ubud : Tjampuhan Spa et Pita Maha Resort
À Ubud, nous avons passé 5 nuits au Tjampuhan Spa, un hôtel à flanc de vallée au bord de la rivière, à quelques minutes à pied du centre. Un vrai coup de cœur. La dernière nuit, le directeur nous a surclassés dans l’autre établissement du groupe, le Pita Maha Resort, dans une villa « lune de miel » avec piscine privée : deux chambres, deux salles de bains, une terrasse à l’étage et un jardin. On s’y perdait.






Gili Meno : Two Brothers Bungalows
À Gili Meno, nous avons dormi 2 nuits aux Two Brothers Bungalows : un petit bungalow sur la plage, avec le petit déjeuner servi directement sur le sable, face à la mer.


Munduk : Bali Rahayu Homestay
À Munduk, nous avons passé 2 nuits au Bali Rahayu Homestay. Les chambres étaient de petites cabanes perchées dans la végétation, et l’établissement avait une belle piscine à débordement face à la forêt.



Candidasa : Bali Santi Bungalows
Nous avons terminé par 3 nuits à Candidasa, aux Bali Santi Bungalows. Là encore, nous avons été surclassés dans une villa avec piscine privée. L’hôtel dispose aussi d’une belle piscine à débordement avec vue sur l’océan.









Que manger à Bali ?
La cuisine balinaise se découvre surtout dans les warungs, petits restaurants familiaux bon marché. Le plat le plus courant est le nasi goreng : riz frit aux légumes, poulet, oignons et œuf au plat. Sa variante, le mie goreng, remplace le riz par des nouilles. En 2016, nous le payions 1 à 2 € selon le warung, et l’assiette suffit à tenir jusqu’au soir. J’adore manger, et Bali ne m’a pas déçue.


Deux plats de fête sont à goûter :
- le bebek betutu, canard farci d’épices, enveloppé de feuilles de bananier et rôti lentement pendant plusieurs heures ;
- le babi guling, cochon de lait rôti à la broche, frotté d’épices locales, à la viande tendre et à la peau croustillante.
Ajoutez les brochettes de poulet (sate ayam) à la sauce cacahuète, les soupes de toutes sortes et les épis de maïs grillés vendus dans la rue.



En dessert, outre les beignets de banane (pisang goreng), le plus connu est le riz noir au lait de coco (bubur injin, ou black rice pudding). Il n’est pas très engageant au premier regard, mais c’est un délice : riz noir gluant, lait de coco, sucre de palme, parfois vanille, servi chaud ou froid, avec de la banane ou du jacquier.






Côté boissons, testez tous les jus de fruits pressés (banane, goyave, mangue…) et la noix de coco fraîche, servie partout. La bière locale est la Bintang.



Nos conseils pratiques pour un circuit à Bali
Pour un premier circuit à Bali, prévoyez 10 à 14 jours, trois ou quatre bases, un chauffeur-guide pour les excursions, un sarong dans le sac et des espèces en petites coupures pour les entrées et les dons. Voici ce que nous avons retenu de notre voyage.
Les massages
Les salons de massage sont partout, dans les rues comme dans les hôtels, jusqu’à la salle d’embarquement de l’aéroport (plus chère). En 2016, nous payions 2 à 3 € pour une heure de massage des pieds et 8 à 10 € pour une heure de massage du corps. Les massages balinais sont appuyés : parfaits pour les muscles après les randonnées. J’en ai fait presque tous les jours.
Quel guide-chauffeur choisir ?
Nous avons trouvé notre guide sur le groupe Facebook « Voyages Sac-à-dos..."backpackers" » et en avons été ravis. Il s’agit de Wayan Arya, très professionnel et francophone. Comme il ne pouvait pas être disponible tous les jours, il nous a présenté un autre guide-chauffeur, I Nengah Karsana, lui aussi excellent. Il présente ses circuits sur son blog : Cliquez ici pour son blog. Ces contacts datent de 2016 : vérifiez leur disponibilité avant de partir.
Faut-il aller à Kuta ?
Nous avons volontairement évité Kuta, station balnéaire du sud très fréquentée par la jeunesse australienne, connue pour ses bars et ses boîtes de nuit. Nous cherchions des lieux plus typiques. Si vous aimez la fête et le surf, en revanche, Kuta vous conviendra.
Quand partir ?
La saison sèche va en gros d’avril à octobre, la saison des pluies de novembre à mars. Septembre est un bon choix : temps sec, moins de monde qu’en juillet-août, période de forte affluence qu’il vaut mieux éviter. Pour un voyage à deux, lisez aussi nos idées pour Bali en couple. Nous sommes rentrés conquis.
Questions fréquentes
Combien de jours faut-il pour un circuit à Bali ?
Comptez 10 à 14 jours pour un premier circuit. Notre itinéraire de 12 nuits combinait Ubud (5 nuits), Gili Meno (2), Munduk (2) et Candidasa (3), avec des excursions à la journée vers le sud et l’est de l’île.
Quelle est la taxe touristique de Bali en 2026 ?
Depuis le 14 février 2024, chaque visiteur étranger paie une taxe de 150 000 IDR par séjour, sur le site officiel Love Bali ou à l’aéroport. Elle s’ajoute au visa à l’arrivée de 500 000 IDR pour 30 jours.
Quelles rizières de Bali sont inscrites à l’Unesco ?
Ce sont les rizières de Jatiluwih, au pied du mont Batukaru, et la vallée de la Pakerisan, avec Tirta Empul et Gunung Kawi, inscrites en 2012 au titre du système d’irrigation des subak. Les terrasses de Tegalalang, près d’Ubud, n’en font pas partie.
Faut-il porter un sarong dans les temples de Bali ?
Oui, un sarong couvrant les jambes est exigé dans les temples hindous. La plupart le prêtent à l’entrée, mais en acheter un en ville évite les vendeurs insistants. Il n’est pas nécessaire dans les palais d’eau comme Tirtagangga.
Quelle est la meilleure période pour un voyage à Bali ?
La saison sèche, d’avril à octobre, est la plus favorable. Septembre offre un bon compromis entre beau temps et fréquentation modérée ; juillet et août sont les mois les plus chargés.
Sources et vérifications
Informations vérifiées en octobre 2026.




