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Álftanes, 1936 : le Pourquoi-Pas ? sombre, un survivant sur 40

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A retenir : Le 16 septembre 1936, le trois-mâts Pourquoi-Pas ? se brise sur les récifs d’Álftanes en Islande après douze heures de tempête. Le commandant Jean-Baptiste Charcot meurt avec 39 hommes d’équipage ; seul le timonier Eugène Gonidec survit, secouru par un jeune Islandais.

Le Pourquoi-Pas ? revenait du Groenland. À son bord, du matériel scientifique venait d’être livré à la mission de Paul-Émile Victor, et le trois-mâts, lancé en 1908 à Saint-Malo et basé à Saint-Servan, filait vers Saint-Malo via Reykjavik. Une chaudière défaillante avait imposé une escale technique dans la capitale islandaise le 3 septembre 1936. Le 15 septembre, réparé, le navire reprenait la mer.

Il ne reviendrait jamais. Douze heures de tempête plus tard, dans la nuit du 16 septembre 1936, la coque se brisait sur les récifs d’Álftanes, sur la côte islandaise. Le naufrage emportait le commandant Jean-Baptiste Charcot, 69 ans, et trente-neuf autres hommes. Un seul survivant raconterait ce qui s’était passé cette nuit-là.

Douze heures de tempête sur les récifs d'Álftanes

Les chiffres du bilan, établis dans les jours qui suivirent, donnent la mesure du drame : vingt-quatre corps identifiés furent rapatriés en France, parmi lesquels celui de Charcot ; neuf corps non identifiés furent enterrés à Reykjavik ; sept hommes restèrent portés disparus. Au total, quarante morts pour un seul rescapé.

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Le 18 septembre 1936, le quotidien L’Ouest-Éclair consacrait une large partie de son édition à l’événement, parlant d’une « épouvantable disparition ». La nouvelle frappait d’autant plus fort que Charcot comptait parmi les figures les plus reconnues de l’exploration polaire française de son époque.

Gonidec, le seul rescapé

Eugène Gonidec, maître timonier originaire de Douarnenez, fut le seul homme d’équipage à survivre au naufrage. Il dut la vie à Kristján Þórólfsson, un Islandais de 19 ans qui le secourut sur la côte.

Selon le récit qu’il livra par la suite, Gonidec rapporta un geste resté associé à la mémoire du commandant : avant que le navire ne se brise définitivement sur les récifs, Charcot aurait libéré la mouette qui servait de mascotte à bord.

Deuil national à Notre-Dame

Le 13 octobre 1936, des obsèques nationales furent célébrées à Notre-Dame de Paris pour les victimes du naufrage. La cérémonie consacrait la dimension nationale prise par le drame, bien au-delà du cercle des familles de marins de Saint-Servan et de Douarnenez touchées par la perte de leurs proches.

Un nom qui traverse les générations

Le souvenir du naufrage ne s’est pas effacé avec le temps. En septembre 2016, pour le 80e anniversaire du drame, une délégation française s’est rendue sur le site d’Álftanes ; elle comprenait la petite-fille de Charcot.

Aujourd’hui, un navire océanographique de la Marine nationale porte le même nom, Pourquoi pas ?, et perpétue ce souvenir lors de ses escales à Reykjavik. Le site d’Álftanes lui-même demeure un lieu de mémoire en plein air, sans infrastructure touristique identifiée : on y vient pour se recueillir face à la côte, là où le trois-mâts s’est brisé, plutôt que pour une visite organisée.

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Questions frequentes

Où se trouve Álftanes, lieu du naufrage du Pourquoi-Pas ??

Álftanes se situe sur la côte islandaise. Le navire s’y est échoué sur des récifs le 16 septembre 1936 après douze heures de tempête, alors qu’il faisait route vers Saint-Malo depuis Reykjavik.

Combien de personnes ont survécu au naufrage ?

Un seul homme sur les quarante à bord a survécu : Eugène Gonidec, maître timonier originaire de Douarnenez, secouru par l’Islandais Kristján Þórólfsson, alors âgé de 19 ans.

Que devient aujourd'hui le nom du Pourquoi-Pas ??

Un navire océanographique actuel de la Marine nationale porte ce nom et perpétue le souvenir du naufrage lors de ses escales à Reykjavik.

Peut-on visiter le site du naufrage à Álftanes ?

Le site est un lieu de mémoire en plein air, sans infrastructure touristique identifiée à ce jour.

Sources

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