Les 7 plus belles villes du monde : notre sélection et nos conseils

Les 7 plus belles villes du monde : notre sélection et nos conseils

Les 7 plus belles villes du monde de notre sélection sont Dubrovnik (Croatie), Saint-Pétersbourg (Russie), Prague (Tchéquie), Bergen (Norvège), San Francisco (États-Unis), Venise (Italie) et San Miguel de Allende (Mexique). Six d’entre elles ont un centre historique inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Nous les avons choisies pour la cohérence de leur architecture, leur rapport à l’eau ou au relief et la facilité à les découvrir à pied.

Comment avons-nous choisi ces 7 villes ?

Nous avons retenu des villes dont la beauté tient à un ensemble cohérent : un centre ancien préservé, un site naturel fort (mer, fjord, collines, lagune) et une vie culturelle encore active. Le classement n’est pas une hiérarchie : chaque ville répond à une envie différente, du week-end européen au grand voyage.

VillePaysCe qui la distingueInscription UNESCODurée conseillée
DubrovnikCroatieVieille ville fortifiée sur l’Adriatique19792 à 3 jours
Saint-PétersbourgRussieCanaux, palais impériaux, Ermitage1990Voyage déconseillé
PragueTchéquieCentre gothique, baroque et Art nouveau19923 jours
BergenNorvègeMaisons hanséatiques de Bryggen, fjords1979 (Bryggen)2 jours
San FranciscoÉtats-UnisCollines, Golden Gate Bridge, maisons victoriennesNon3 à 4 jours
VeniseItalieVille sans voitures sur sa lagune19872 à 3 jours
San Miguel de AllendeMexiqueVille coloniale et Parroquia rose20082 jours

1. Dubrovnik, la cité fortifiée de l’Adriatique

Dubrovnik, sur la côte dalmate au sud de la Croatie, est une ville fortifiée dont les remparts d’environ 2 km font le tour complet de la vieille ville. Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1979, endommagée par les bombardements de 1991-1992, elle a été restaurée et figure aujourd’hui parmi les villes les plus visitées d’Europe.

Remparts et toits de tuiles orange de la vieille ville de Dubrovnik au bord de l’Adriatique, en Croatie

À l’intérieur des murs, le Stradun, artère principale pavée de calcaire, relie la porte Pile à la porte Ploče. De part et d’autre, un réseau de ruelles en escaliers mène aux églises, aux palais baroques et au palais des Recteurs, ancien siège du gouvernement de la république de Raguse. Le tour des remparts à pied est la meilleure façon de comprendre la ville : on y voit à la fois les toits, le port et les îles au large.

Les amateurs de la série « Game of Thrones » reconnaîtront plusieurs décors de Port-Réal, tournés dans la vieille ville et au fort Lovrijenac. Cette notoriété attire beaucoup de monde en été, d’autant que la ville accueille de nombreux paquebots de croisière.

Notre conseil : faites le tour des remparts dès l’ouverture, avant la chaleur et l’arrivée des groupes, et logez si possible hors de la vieille ville, à Lapad ou à Ploče.

2. Saint-Pétersbourg, la « Venise du Nord » impériale

Saint-Pétersbourg, fondée en 1703 par Pierre le Grand sur le delta de la Neva, a été la capitale de l’Empire russe pendant environ deux siècles. Son centre historique, inscrit à l’UNESCO en 1990, est traversé de canaux et de centaines de ponts, d’où son surnom de « Venise du Nord ». Attention : en 2026, les voyages en Russie sont formellement déconseillés par le ministère des Affaires étrangères.

Façades colorées et canal du centre historique de Saint-Pétersbourg, en Russie

La ville doit sa beauté à son urbanisme planifié : grandes perspectives, quais de granit et palais aux façades pastel. Le musée de l’Ermitage, installé notamment dans le palais d’Hiver, abrite l’une des plus vastes collections d’art au monde. La perspective Nevski, artère principale, aligne églises, palais et grands magasins historiques.

En hiver, la neige souligne les couleurs des façades ; en juin, les « nuits blanches » prolongent la lumière presque jusqu’au matin. Nous gardons Saint-Pétersbourg dans cette sélection pour sa valeur architecturale, sans vous inciter à partir dans le contexte actuel.

3. Prague, la ville aux cent tours

Prague, capitale de la Tchéquie, possède l’un des centres anciens les mieux conservés d’Europe, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1992. Gothique, baroque, Renaissance et Art nouveau s’y succèdent de part et d’autre de la Vltava, et ses nombreux clochers lui valent le surnom de « ville aux cent tours ».

Toits, clochers et pont Charles sur la Vltava à Prague, en Tchéquie

Le parcours classique relie la place de la Vieille-Ville et son horloge astronomique, le pont Charles et ses statues baroques, puis le quartier de Malá Strana et le château de Prague, qui domine la ville avec la cathédrale Saint-Guy. Le quartier juif de Josefov et ses synagogues complètent la visite.

Prague a aussi une forte tradition artistique : Mozart y créa « Don Giovanni », Kafka y vécut, et la ville compte de nombreux théâtres, salles de concert et caves à musique.

Notre conseil : traversez le pont Charles au lever du soleil, puis montez au château par les ruelles de Malá Strana plutôt que par la rue principale.

4. Bergen, la porte des fjords norvégiens

Bergen, deuxième ville de Norvège, est installée entre sept collines et la mer, sur la côte ouest du pays. Son vieux quai hanséatique de Bryggen, avec ses maisons de bois colorées, est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1979 et rappelle l’importance de Bergen dans le commerce de la Hanse au Moyen Âge.

Maisons en bois colorées du quai de Bryggen sur le port de Bergen, en Norvège

Derrière les façades de Bryggen, des passages étroits mènent aux anciens entrepôts et ateliers. Les musées KODE réunissent une importante collection d’œuvres d’Edvard Munch. Le marché aux poissons du port permet de goûter les produits de la mer locaux, dont le saumon et la morue séchée, longtemps au cœur de l’économie de la ville.

Le funiculaire Fløibanen monte en quelques minutes au sommet du mont Fløyen, d’où la vue embrasse le port, la ville et les îles. Des sentiers balisés partent du sommet, et l’on croise en chemin des sculptures de trolls, figures du folklore norvégien. Bergen est aussi le point de départ de nombreuses croisières et excursions vers les fjords, dont le Sognefjord et le Hardangerfjord.

Notre conseil : prévoyez une veste imperméable en toute saison, Bergen étant réputée pour être l’une des villes les plus pluvieuses d’Europe.

5. San Francisco, la ville des collines et de la baie

San Francisco, en Californie, se distingue par ses rues en pente, ses cable cars historiques et le Golden Gate Bridge, ouvert en 1937. Bâtie sur une péninsule entre l’océan Pacifique et la baie, elle offre une suite de points de vue et de quartiers aux identités très marquées, qui se découvrent à pied et en transports.

Golden Gate Bridge au-dessus de la baie de San Francisco, en Californie

À Alamo Square, les « Painted Ladies », maisons victoriennes colorées, forment l’une des vues les plus photographiées de la ville, avec les gratte-ciel en arrière-plan. Le Golden Gate Park, plus grand que Central Park à New York, s’étire jusqu’à Ocean Beach.

Chaque quartier a son ambiance : Chinatown, l’un des plus anciens quartiers chinois d’Amérique du Nord ; North Beach, l’ancien quartier italien et berceau de la Beat Generation ; Haight-Ashbury, symbole du mouvement hippie des années 1960 ; Mission et ses fresques murales. Le San Francisco Museum of Modern Art (SFMOMA) compte parmi les grands musées d’art moderne du pays.

Notre conseil : marchez sur le Golden Gate Bridge depuis le côté sud, et réservez à l’avance la visite de l’île d’Alcatraz, souvent complète.

6. Venise, la ville sans voitures sur sa lagune

Venise, en Vénétie dans le nord-est de l’Italie, est bâtie sur plus de 100 îlots reliés par plus de 400 ponts, au cœur d’une lagune inscrite avec la ville au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1987. On s’y déplace uniquement à pied ou en bateau, notamment en vaporetto, le bateau-bus des canaux.

Gondoles et palais au bord d’un canal à Venise, en Italie

La place Saint-Marc réunit la basilique Saint-Marc, le campanile et le palais des Doges, siège de la république de Venise pendant des siècles. Le Grand Canal, bordé de palais, se parcourt idéalement en vaporetto de la gare Santa Lucia jusqu’à Saint-Marc. Les quartiers de Cannaregio, du Castello ou de Dorsoduro, plus calmes, montrent une Venise plus résidentielle.

La ville est aussi celle d’Antonio Vivaldi, né à Venise en 1678, et du théâtre de La Fenice, l’un des opéras les plus célèbres d’Italie. Des concerts de musique baroque sont donnés toute l’année dans des églises et des palais.

En 2026, les visiteurs à la journée doivent payer un contributo di accesso sur 60 jours, d’avril à fin juillet, de 8 h 30 à 16 h : 5 € en réservant au moins 4 jours avant, 10 € au-delà. Les personnes qui dorment sur place, qui paient la taxe de séjour, et les enfants de moins de 14 ans en sont exemptés, mais doivent souvent s’enregistrer sur le portail officiel.

7. San Miguel de Allende, ville coloniale du Mexique

San Miguel de Allende, dans l’État de Guanajuato au centre du Mexique, est une ville coloniale aux rues pavées et aux façades ocre, rouges et jaunes. Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2008 avec le sanctuaire voisin de Jésus de Nazareth d’Atotonilco, elle séduit par son centre préservé et sa vie artistique.

Façade rose néogothique de la Parroquia de San Miguel Arcángel à San Miguel de Allende, au Mexique

L’emblème de la ville est la Parroquia de San Miguel Arcángel, dont la façade néogothique rose domine le jardin principal. Autour, églises baroques, maisons coloniales, galeries d’art et ateliers d’artisans témoignent d’une ville qui attire depuis des décennies artistes et étrangers installés à l’année.

La ville a joué un rôle dans la guerre d’indépendance du Mexique, déclenchée en 1810 : elle porte le nom d’Ignacio Allende, l’un de ses héros, né sur place. Elle fait partie de la « Route de l’Indépendance » qui relie les lieux de cette période dans la région.

Pour la nature, le jardin botanique El Charco del Ingenio, à quelques minutes du centre, présente une importante collection de cactus et de plantes succulentes autour d’un canyon. La cuisine se découvre dans les restaurants comme sur les marchés : tamales, enchiladas et spécialités de la région de Guanajuato.

Nos conseils pour visiter ces villes

La meilleure façon de profiter de ces villes est de les visiter hors des pics de fréquentation et de loger dans le centre ou à proximité immédiate, pour marcher tôt le matin et le soir, quand les groupes sont partis.

  • Saison : avril-mai et septembre-octobre conviennent à Dubrovnik, Prague et Venise ; l’été est plus agréable à Bergen ; San Francisco se visite toute l’année, avec un brouillard fréquent en été.
  • Réservations : anticipez les visites très demandées (Alcatraz, palais des Doges) et vérifiez les éventuelles taxes d’accès ou de séjour avant le départ.
  • Déplacements : les centres de Dubrovnik, Prague et Venise sont piétons ou presque ; à San Francisco, combinez marche, cable car et transports publics.
  • Formalités : consultez la fiche Conseils aux voyageurs du ministère des Affaires étrangères pour chaque pays, en particulier pour la Russie.

Pour prolonger votre voyage en Italie, voyez notre guide pour visiter Sanremo en 1 jour sur la Riviera. Si vous préférez les grands espaces du nord, découvrez nos idées pour partir en Islande. Et pour d’autres classements, consultez notre liste des 8 plus petits pays du monde.

Questions fréquentes

Quelle est la plus belle ville du monde ?

Il n’existe pas de classement officiel. Venise, Prague et Dubrovnik reviennent souvent dans les sélections pour leur centre historique préservé et inscrit à l’UNESCO. Le choix dépend de vos goûts : architecture, rapport à l’eau, nature environnante ou vie culturelle.

Faut-il payer pour entrer à Venise en 2026 ?

Oui pour les visiteurs à la journée, sur 60 jours entre avril et fin juillet 2026, de 8 h 30 à 16 h. Le contributo di accesso coûte 5 € s’il est réservé au moins 4 jours avant, 10 € sinon. Les touristes qui dorment à Venise et les moins de 14 ans en sont exemptés.

Peut-on visiter Saint-Pétersbourg en 2026 ?

Le ministère français des Affaires étrangères déconseille formellement tout voyage en Russie en 2026, quel qu’en soit le motif. Les assurances voyage et l’assistance consulaire peuvent être limitées. Mieux vaut reporter une visite de Saint-Pétersbourg.

Combien de jours faut-il pour visiter Prague ?

Trois jours permettent de voir la Vieille-Ville, le pont Charles, Malá Strana, le château et le quartier juif de Josefov sans courir. Deux jours suffisent pour l’essentiel lors d’un week-end.

Quelle est la meilleure période pour visiter Dubrovnik ?

Avril-mai et septembre-octobre offrent un climat doux et moins de monde qu’en juillet-août, quand les croisières et la chaleur saturent la vieille ville. Le tour des remparts est plus agréable tôt le matin.

Sources et vérifications

Informations vérifiées en octobre 2026.

Nicolas

Fondateur de Votre Carnet de Voyage, voyage et écrit depuis 2017. Notre charte éditoriale

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