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Saint-Pierre, Martinique : 30 000 morts en deux minutes en 1902

Temps de lecture estimé : 3 minute(s)

A retenir : Le 8 mai 1902 à 7h52, une nuée ardente de la montagne Pelée a détruit Saint-Pierre, alors capitale économique et culturelle de la Martinique, en quelques minutes, faisant environ 30 000 morts. Louis-Auguste Cyparis, protégé par les murs épais de son cachot, reste le seul survivant connu.

Au pied de la montagne Pelée, sur la côte caraïbe de la Martinique, département français des Antilles, Saint-Pierre fut longtemps surnommée le Petit Paris des Antilles. Capitale économique et culturelle de l’île, la ville concentrait avant 1902 l’activité commerciale et la vie mondaine martiniquaises.

Le 8 mai 1902, à 7h52, tout bascule. Une nuée ardente dévale les pentes du volcan et efface la ville en quelques minutes seulement. Le bilan, environ 30 000 morts, fait de cette éruption la plus meurtrière du XXe siècle. Un seul survivant connu émergera des décombres trois jours plus tard.

Le Petit Paris des Antilles

Avant la catastrophe, Saint-Pierre n’est pas une simple bourgade coloniale. Elle fonctionne comme la capitale économique et culturelle de la Martinique, un rôle que la ville perdra définitivement après 1902. C’est Fort-de-France qui prendra le relais comme capitale économique, Saint-Pierre ne retrouvant jamais son rang d’avant-catastrophe.

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Les signes avant-coureurs, ignorés

Trois jours avant le désastre final, le 5 mai 1902, un lahar — une coulée de boue volcanique — détruit déjà une distillerie et tue environ 150 personnes. Malgré ce premier avertissement, le gouverneur Louis Mouttet retourne à Saint-Pierre pour rassurer la population. Il y mourra avec son épouse trois jours plus tard, emporté par l’éruption qu’il était venu minimiser.

7h52, le 8 mai 1902

La nuée ardente qui balaie Saint-Pierre atteint plus de 1 000°C et dévale la pente de la montagne Pelée à plus de 500 km/h. L’éruption, de type péléen, affiche un indice VEI 4. En quelques minutes, la ville est rasée. Le bilan, environ 30 000 morts, fait de cette catastrophe la plus meurtrière du XXe siècle en matière d’éruption volcanique.

Cyparis, sauvé par les murs de son cachot

Louis-Auguste Cyparis a 27 ans. Il est enfermé dans une cellule pour une rixe au moment où la nuée ardente frappe la ville. Les murs épais de son cachot le protègent là où rien d’autre n’a résisté. Il est extrait des décombres le 11 mai 1902, trois jours après la catastrophe, horriblement brûlé mais vivant. Il reste le survivant le plus connu de Saint-Pierre.

Ce qu'il reste à voir aujourd'hui

À Saint-Pierre, le musée volcanologique Franck Perret conserve la mémoire de la catastrophe. Créé en 1932-1933 par le volcanologue américain qui lui donne son nom, il expose 432 objets récupérés dans les ruines de la ville. Il se trouve rue Victor Hugo, ouvert tous les jours de 9h à 18h ; l’entrée coûte 8€ pour un adulte et 6€ pour un enfant (tarifs 2025).

  • Musée volcanologique Franck Perret, rue Victor Hugo, Saint-Pierre
  • Ouvert tous les jours de 9h à 18h
  • Entrée : 8€ adulte, 6€ enfant (2025)
  • 432 objets récupérés dans les ruines de la ville
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Questions frequentes

Combien de personnes sont mortes dans l'éruption de 1902 à Saint-Pierre ?

Environ 30 000 personnes, selon les estimations retenues pour cette catastrophe.

Qui est le survivant le plus connu de la catastrophe ?

Louis-Auguste Cyparis, un prisonnier de 27 ans protégé par les murs épais de son cachot, extrait des décombres le 11 mai 1902.

Peut-on visiter Saint-Pierre et ses vestiges aujourd'hui ?

Oui, notamment le musée volcanologique Franck Perret, rue Victor Hugo, ouvert tous les jours de 9h à 18h.

Sources

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